La commission mixte paritaire est censé être la prochaine étape dans l’examen de cette proposition de loi, qui vise à élargir les possibilités de travailler lors du 1er-Mai. Les partisans du texte avaient fait adopter une motion de rejet, vendredi, pour accélérer son adoption.
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« Monsieur le Premier ministre, on ne réforme pas ainsi brutalement un texte d’histoire sociale et de conquêtes collectives. » Les dirigeants des huit grandes centrales syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU, Solidaires) ont adressé une lettre commune au Premier ministre Sébastien Lecornu, dimanche 12 avril, pour lui demander de ne pas convoquer de commission mixte paritaire, prochaine étape dans l’examen de la proposition de loi élargissant le travail le 1er-Mai « de façon à respecter la démocratie sociale et la démocratie politique ».
Selon les huit syndicats, la proposition de loi va « étendre la dérogation d’ouverture » le 1er mai « à de nombreux secteurs professionnels et pour de grandes entreprises, aux dépens des salariés mais aussi des petits commerces indépendant de proximité ».
Le projet de décret d’application que le gouvernement leur a communiqué prévoit ainsi l’ouverture des « grandes enseignes industrielles » de boulangerie et de pâtisserie, « les chaines de glaciers et de chocolatiers, la boucherie, la charcuterie et la triperie, la fromagerie-crèmerie, la poissonnerie, les magasins de vente de fruits et légumes ce qui inclut les grandes surfaces spécialisées, les fleuristes, jardineries, et graineteries, les cinémas, musées, salles d’expositions, salles de spectacles et centres culturels », citent les auteurs dans leur lettre.
La proposition de loi, portée par les sénateurs centristes et soutenue par l’exécutif, avait été adoptée au Sénat pendant l’été 2025, et devait être examinée à l’Assemblée nationale vendredi. Mais les députés du camp présidentiel, disant vouloir éviter « l’obstruction » des opposants, ont déposé une motion de rejet préalable du texte, qui a été adoptée, avec pour effet d’accélérer le parcours législatif du texte. Celui-ci doit désormais être examiné par une commission mixte paritaire (CMP).
Le Premier ministre a demandé à Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités, de mener les consultations nécessaires afin de proposer un compromis que la CMP pourrait ensuite endosser, a appris franceinfo de source gouvernementale. « Il n’y aura pas de passage en force », a affirmé l’entourage du Premier ministre, qui rappelle que « la commission mixte paritaire n’a pas encore été convoquée ». Le ministre du Travail doit recevoir « les organisations syndicales » lundi à 18 heures, selon la même source.
« La discussion sociale ne peut pas être éludée », réagit la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, invitée de l’émission Dimanche en politique sur France 3 dimanche. Le projet de loi a été « examiné il y a un an au Sénat, on avait largement le temps d’avoir des discussions avec les organisations syndicales », estime la députée EPR de la 5e circonscription des Yvelines, qui espère « qu’à l’avenir, sur ce type de texte, on fasse les choses dans le bon sens ».
1er Mai : Le Gouvernement Prêt à Travailler le Dimanche, Mais Pas à Écouter les Syndicats
Le projet de loi sur le travail le 1er Mai avance à grands pas, tandis que les syndicats crient à l’irrespect des conquêtes sociales. Une belle illustration de la démocratie à la française, n’est-ce pas ?
Introduction
Le 1er Mai, jour de la fête du travail, pourrait bientôt devenir un jour comme les autres pour de nombreux salariés. En effet, le gouvernement, avec une audace qui frôle l’absurde, envisage d’élargir les possibilités de travail lors de cette journée symbolique. Les partisans de cette proposition de loi, qui s’est frayé un chemin à travers les méandres du Parlement, ont même réussi à faire adopter une motion de rejet pour accélérer son adoption. Une belle manière de faire avancer les choses, n’est-ce pas ?
Ce qui se passe réellement
Les huit grandes centrales syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU, Solidaires) ont adressé une lettre au Premier ministre Sébastien Lecornu, lui demandant de ne pas convoquer la commission mixte paritaire (CMP) pour discuter de cette proposition de loi. Selon eux, cette loi va étendre la dérogation d’ouverture le 1er Mai à de nombreux secteurs, mettant ainsi en péril les droits des salariés et des petits commerces. Le projet de décret d’application prévoit l’ouverture de grandes enseignes de boulangerie, pâtisserie, poissonnerie, et même de cinémas et musées.
Pourquoi cela dérange
Cette initiative soulève des questions sur la réelle volonté du gouvernement de respecter la démocratie sociale. En effet, comment peut-on prétendre défendre les droits des travailleurs tout en leur permettant de travailler le jour où l’on célèbre justement leurs luttes ? C’est un peu comme si l’on proposait de célébrer Noël en ouvrant tous les magasins, n’est-ce pas ?
Ce que cela implique concrètement
Si cette loi passe, cela pourrait signifier que des milliers de travailleurs seront contraints de sacrifier leur journée de repos pour satisfaire les appétits insatiables des grandes entreprises. Les petits commerces, eux, risquent de se retrouver écrasés sous le poids de la concurrence déloyale. Une belle façon de célébrer le travail, en effet !
Lecture satirique
Il est fascinant de voir comment le gouvernement, tout en clamant son attachement à la démocratie, choisit de faire fi des voix qui s’élèvent contre cette loi. Cela rappelle un peu les dérives autoritaires que l’on observe ailleurs dans le monde, où les gouvernements se moquent éperdument des droits des travailleurs. Mais rassurons-nous, ici, il n’y aura pas de passage en force, juste une belle opération de communication.
Effet miroir international
En regardant au-delà de nos frontières, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec les politiques autoritaires des États-Unis ou de la Russie, où les droits des travailleurs sont souvent sacrifiés sur l’autel du profit. Mais ici, en France, nous avons la chance d’avoir un gouvernement qui sait jongler avec les mots tout en piétinant les droits fondamentaux. Quelle performance !
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, nous pourrions voir un avenir où les jours fériés ne seront plus que des souvenirs. Les travailleurs devront s’habituer à travailler pendant les fêtes, tout en continuant à croire que leurs droits sont protégés. Une belle ironie, n’est-ce pas ?
Sources

Voilà un article qui, tout en restant fidèle aux faits, ne manque pas de piquant et de satire. Un vrai régal pour ceux qui aiment voir les contradictions des discours politiques mises en lumière !


