Une manifestation devant une école à Toulouse, le 31 mars 2026, après l’annonce du ministère de l’Education nationale de la suppression de 3 500 postes d’enseignants dans le pays. Le déclin démographique en cours pose précisément la question des fermetures de classes et de la réduction du nombre de professeurs. ALAIN PITTON/NURPHOTO VIA AFP
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1,7 million d’élèves en moins, dont 930 000 pour le seul primaire. En dévoilant mardi 7 avril, dans « Le Parisien », les prévisions d’effectifs à l’horizon 2035, le ministre de l’Education nationale, Edouard Geffray, a produit son petit effet médiatique. Le chiffre dit beaucoup du défi démographique qui attend la France dans les prochaines années. La baisse impressionne, en absolu comme en relatif : imaginez que les écoles, collèges et lycées verront disparaître près de 15 % de leurs effectifs.
Surtout, son ampleur inédite – une « vague sismique », comme l’a qualifiée le ministre –, et ses effets différenciés d’un territoire à l’autre – rural/urbain, banlieue/centre-ville – ou d’un secteur à l’autre – privé/public, primaire/secondaire – obligent l’Education nationale à se saisir de débats …
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1,7 million d’élèves en moins en 2035 : l’occasion inespérée de réduire les inégalités ?
Une prévision alarmante du ministre de l’Éducation nationale, Edouard Geffray, révèle que 1,7 million d’élèves pourraient disparaître d’ici 2035, un chiffre qui soulève plus de questions qu’il n’en résout.
INTRODUCTION : En dévoilant ses prévisions d’effectifs scolaires, le ministre a réussi à faire parler de lui. Mais derrière cette annonce se cache une réalité bien plus inquiétante : la France, déjà en proie à un déclin démographique, semble se diriger vers une crise éducative sans précédent. Qui aurait cru qu’une telle « vague sismique » pourrait être l’occasion de réduire les inégalités ?
Ce qui se passe réellement
1,7 million d’élèves en moins, dont 930 000 pour le seul primaire. Cette annonce, relayée par Le Parisien, met en lumière le défi démographique qui attend la France. Les écoles, collèges et lycées verront disparaître près de 15 % de leurs effectifs. Une situation qui, selon le ministre, nécessite un débat urgent sur l’avenir de l’éducation nationale.
Pourquoi cela dérange
Cette « vague sismique » est tout sauf une bonne nouvelle. Elle révèle des incohérences criantes dans les politiques éducatives. Comment peut-on parler de réduction des inégalités tout en supprimant des postes d’enseignants ? La logique semble aussi absente que les élèves dans les classes.
Ce que cela implique concrètement
La suppression de 3 500 postes d’enseignants, comme annoncé, pose la question des fermetures de classes et de la qualité de l’enseignement. Les zones rurales, déjà défavorisées, risquent de souffrir encore plus, tandis que les écoles des centres-villes continueront de bénéficier de ressources. Une belle manière de creuser encore plus le fossé entre les différentes classes sociales.
Lecture satirique
Il est fascinant de voir comment le gouvernement, tout en prônant l’égalité des chances, semble se diriger vers une éducation à deux vitesses. Promettre de réduire les inégalités tout en fermant des classes, c’est un peu comme vouloir éteindre un feu avec de l’essence. Ironique, n’est-ce pas ?
Effet miroir international
Si l’on regarde au-delà des frontières, des politiques similaires se dessinent dans des pays comme les États-Unis ou la Russie, où l’éducation devient un outil de contrôle plutôt qu’un vecteur d’égalité. La France, en suivant cette voie, pourrait bien se retrouver à la traîne, à l’image de ces nations qui ont oublié que l’éducation est un droit, pas un privilège.
À quoi s’attendre
Les projections sont inquiétantes. Si rien ne change, la France pourrait voir son système éducatif s’effondrer sous le poids de ses propres contradictions. Les inégalités, loin de se réduire, pourraient exploser, laissant des générations entières sur le carreau.
Sources



