11,5 Tonnes de Cocaïne Saisies en Polynésie : Controverse sur la Méthode de Destruction
Mise à jour le 2026-02-20 23:02:00 : 11,5 tonnes de cocaïne ont été interceptées en Polynésie, suscitant des critiques sur la méthode de destruction.
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Depuis le début de l’année, 11,5 tonnes de cocaïne ont été saisies au large des eaux polynésiennes, pour une valeur estimée à plus de 260 milliards de francs. Selon les autorités, la drogue était destinée à des marchés extérieurs à la Polynésie.
Le 16 janvier, Polynésie La 1ère rapportait la destruction en mer de cinq tonnes de cocaïne saisies sur un navire suspect togolais, au nord de Bora Bora. Cette opération constitue l’une des plus importantes saisies jamais enregistrées dans la zone maritime française. Le Haut-commissariat assure que la procédure d’immersion est « régulièrement utilisée par les services de lutte contre le trafic de stupéfiants dans le monde . »
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Mais cette méthode a suscité la réaction du parti Tavini Huiraatira. Dans un communiqué, le mouvement dénonce une pollution des eaux et les risques pour la faune marine, tout en critiquant l’État français pour avoir utilisé les eaux polynésiennes comme un « déversoir , » sans consulter les autorités locales ni réaliser d’étude d’impact environnemental.
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : 11,5 tonnes de cocaïne ont été saisies en Polynésie.
- Qui est concerné : Les autorités polynésiennes et le parti Tavini Huiraatira.
- Quand : Depuis le début de l’année 2026.
- Où : En mer, au large de la Polynésie française.
Chiffres clés
- 11,5 tonnes de cocaïne saisies.
- Valeur estimée à 260 milliards de francs.
Contexte
Pour replacer l’affaire dans son cadre légal, la destruction immédiate de stupéfiants en mer est prévue par la Convention de Vienne de 1988, lorsqu’elle est effectuée en zone internationale, avec autorisation du procureur. En revanche, la loi française du 29 avril 1996 impose généralement la saisie et la destruction à terre. D’autant plus qu’en Polynésie française, l’immersion de produits stupéfiants est strictement interdite.
Dans le cas des cinq tonnes de cocaïne, il était bien précisé dans le communiqué du Haut-Commissariat que l’arraisonnement s’est déroulé « en zone maritime de Polynésie française. » Contacté pour préciser la zone, le représentant de l’Etat en Polynésie française parle finalement de « haute mer, bien au-delà de la Zone Economique Exclusive. »
Le Tavini réclame la souveraineté sur les eaux polynésiennes
Pour le Tavini, cette nouvelle affaire illustre la nécessité d’une réponse politique claire et de droits effectifs sur les espaces maritimes. Le parti formule trois revendications principales :
- « Le Pays doit obtenir un droit de regard effectif sur toute opération se déroulant dans sa ZEE, y compris les opérations militaires et de lutte contre le narcotrafic. »
- « Toute destruction de substances chimiques ou psychoactives dans notre espace maritime doit être soumise à une évaluation environnementale préalable. »
- « La gestion de nos ressources naturelles ne peut pas être un angle mort du statut d’autonomie mis en place par la France. »
« Notre océan n’est pas une poubelle. La souveraineté ne s’arrête pas aux limites de la terre ferme, » conclut le communiqué, soulignant que Papeete, et non Paris, doit décider de ce qui se passe dans les eaux polynésiennes.
Sources

Source d’origine : Voir la publication initiale
Date : 2026-02-20 23:02:00 — Site : la1ere.franceinfo.fr
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-02-20 23:02:00 — Slug : 115-tonnes-de-cocaine-interceptees-en-polynesie-le-tavini-huiraatira-critique-la-methode-de-destruction
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