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Les initiatives locales menées en trois ans et demi en faveur de la libération de Cécile Kohler et Jacques Paris sont trop nombreuses pour être toutes rappelées, mais il faut citer celle de la commune de Soultz-Haut-Rhin (7 000 habitants), où Cécile Kohler a grandi. De fait, elle a été l’une des toutes premières collectivités alsaciennes à porter le combat pour la libération du couple. Au fil des mois, plusieurs rassemblements ont été organisés devant l’hôtel de ville et des week-ends culturels annuels ont également été mis sur pied, avec l’aide bénévole d’artistes locaux. Ces actions ont en particulier permis de recueillir des fonds pour aider la famille Kohler dans ses nombreux déplacements à Paris.
De nombreux rassemblements
Pour le 1 000e jour de détention , le 31 janvier 2025, près de 300 personnes se sont rassemblées devant la mairie. Bien plus récemment – ce mardi –, l’annonce de la double libération a entraîné un rassemblement spontané, toujours devant la mairie, où le portrait de l’enseignante était resté affiché en façade. La mobilisation a parfois pris des formes insolites : ainsi, en juin 2025, la ferme Kessler, toujours à Soultz, a fauché l’herbe d’un champ en jachère pour y inscrire le message « Libérez Cécile » en lettres de 24 mètres…
La ville de Mulhouse a aussi été particulièrement active. Des rassemblements mensuels y ont été organisés chaque premier vendredi du mois par les soutiens locaux du collectif “Liberté pour Cécile”. En avril 2025, près de 80 personnes se sont réunies sur le parvis de la Porte Jeune pour réclamer la libération de Cécile Kohler, en présence de son frère Luc, qui a dénoncé une détention arbitraire et inhumaine.
Des portraits en façade
Colmar, ville natale de Cécile Kohler, s’est elle aussi mobilisée. Le 7 mai 2025, pour le troisième anniversaire de l’arrestation, une centaine de personnes s’est rassemblée devant l’hôtel de ville autour du maire Éric Straumann, accompagné de nombreux conseillers municipaux et du préfet du Haut-Rhin. Luc Kohler, là encore présent , s’est montré très ému de cet élan.
Plus généralement, rappelons aussi les rassemblements simultanés organisés à Colmar devant l’hôtel de ville, à Strasbourg place Kléber, à Sélestat place du Marché-aux-choux et à Mulhouse Porte Jeune pour le 41e anniversaire de Cécile Kohler , le 25 septembre 2025.
Dès février 2023, les élus de la Collectivité européenne d’Alsace ont eux aussi organisé une manifestation de soutien sur le parvis de leur siège strasbourgeois, place du Quartier-blanc. Une centaine de personnes y ont pris part, aux côtés de la famille Kohler, tandis que Frédéric Bierry, président de la CEA, a déclaré : « Tous les Alsaciens et toutes les Alsaciennes sont avec vous ! » Une large banderole à l’effigie de Cécile a par ailleurs été apposée sur la façade de l’hôtel de la CEA.
Démarche similaire du côté de la région Grand Est, qui a elle aussi témoigné de sa solidarité en faisant afficher le portrait de Cécile Kohler sur les frontons de plusieurs hôtels de région, dont celui de Strasbourg.
Enfin, le conseil municipal de Strasbourg a adopté, le 3 février 2025, une motion de soutien à la libération de Cécile Kohler, soulignant le rôle moral et politique de la capitale européenne dans la défense des droits humains.
1 277 jours de solidarité alsacienne : Cécile Kohler et Jacques Paris, otages de l’absurde
Alors que l’Alsace se mobilise pour la libération de Cécile Kohler et Jacques Paris, on se demande si cette solidarité est un acte de bravoure ou une simple farce politique.
Depuis trois ans et demi, les Alsaciens se battent pour la libération de Cécile Kohler et Jacques Paris, otages en Iran. Les initiatives locales se multiplient, mais derrière cette belle façade de solidarité, que se cache-t-il vraiment ? Un élan sincère ou une mise en scène politique pour masquer l’inaction face à des dérives autoritaires ?
Ce qui se passe réellement
Les initiatives locales en faveur de la libération de Cécile Kohler et Jacques Paris sont nombreuses. À Soultz-Haut-Rhin, où Cécile a grandi, des rassemblements réguliers ont eu lieu, avec des artistes locaux pour animer des week-ends culturels. Ces événements ont permis de récolter des fonds pour la famille Kohler, mais à quel prix ?
Pourquoi cela dérange
La mobilisation est louable, mais elle soulève des questions : pourquoi cette énergie n’est-elle pas dirigée vers des actions concrètes pour dénoncer les politiques qui mènent à de telles détentions ? Les discours politiques se veulent solidaires, mais ils semblent déconnectés de la réalité. Les élus, en adoptant des motions de soutien, ne font-ils pas que jouer la comédie ?
Ce que cela implique concrètement
Les rassemblements à Mulhouse et Colmar, où des portraits de Cécile ont été affichés, témoignent d’une volonté de ne pas laisser l’oubli s’installer. Mais ces actions sont-elles suffisantes pour faire pression sur un régime qui semble sourd aux appels à la liberté ?
Lecture satirique
Les promesses des élus de défendre les droits humains résonnent comme une blague de mauvais goût. Alors que les Alsaciens se battent pour Cécile, les politiques continuent de jongler avec des mots, sans jamais passer à l’acte. La solidarité, c’est bien, mais qu’en est-il des actes ?
Effet miroir international
Les dérives autoritaires en Iran ne sont pas sans rappeler celles que l’on observe ailleurs, comme aux États-Unis ou en Russie. Les discours de liberté et de démocratie sont souvent contredits par des actions qui parlent d’elles-mêmes. La situation de Cécile et Jacques est un triste reflet de l’inaction face à l’oppression.
À quoi s’attendre
Si cette mobilisation ne se transforme pas en actions concrètes, on peut craindre que Cécile et Jacques ne deviennent que des noms sur une banderole, oubliés dans le tumulte des préoccupations politiques locales.
Sources





