Viure al País : Un retour qui fait grincer des dents
Après une pause olympique, le magazine occitan Viure al País revient, mais pas sans faire parler de lui. Entre hommage et engagement, la satire s’invite à la fête.
Après une longue interruption pour cause de JO et de Jeux paralympiques, votre magazine en langue occitane, Viure al País, reprend ce dimanche vers 10h25 sur Ici Occitanie. Présenté par Marius Blénet, le programme promet un mélange savoureux d’hommages et de réflexions engagées. Mais, ne vous y trompez pas, derrière la nostalgie se cache une critique acerbe des dérives contemporaines.
Ce qui se passe réellement
Au programme, un hommage à Jean-Marie Carlotti, chanteur et musicien provençal décédé le 17 octobre 2025 à Arles. Le reportage, enrichi d’archives INA, met en lumière les souvenirs de ses amis Manu Théron et Sam Karpienia, qui évoquent un homme à la fois artistique et engagé. Mais, n’est-ce pas là un doux rêve face à la réalité de notre époque où l’art et l’engagement semblent souvent se heurter à l’indifférence générale ?
Ensuite, retour de la série Biais, avec un détour par Mas-Saintes-Puelles, à la poterie Not, pour découvrir la fabrication traditionnelle des « cassoles », ce plat emblématique du cassoulet de Castelnaudary. Un retour aux sources qui fait écho à une France qui semble parfois oublier ses racines au profit de discours ultraconservateurs.
Pourquoi cela dérange
La juxtaposition entre l’hommage à Carlotti et la série sur les traditions culinaires met en lumière une incohérence flagrante : comment célébrer l’héritage culturel tout en laissant de côté les luttes contemporaines ? Les élèves du lycée Pierre-Paul Riquet de Saint-Orens, eux, ne s’y trompent pas. Ils organisent une Table Ronde sur la lutte contre les discriminations, dédiée à la LGBT+phobie. Une initiative louable, mais qui rappelle cruellement que la lutte pour les droits fondamentaux est encore loin d’être acquise.
Ce que cela implique concrètement
Ces événements, bien que porteurs d’espoir, soulignent une réalité sombre : les discours politiques sont souvent déconnectés des luttes réelles. Alors que certains se battent pour l’égalité, d’autres semblent se complaire dans l’inaction, voire la régression.
Lecture satirique
Il est ironique de constater que pendant que l’on célèbre l’héritage culturel, les promesses d’égalité et de justice sociale restent lettre morte. Les politiques ultraconservatrices, tant en France qu’ailleurs, semblent faire fi des luttes pour les droits humains, préférant se concentrer sur des traditions qui, bien qu’importantes, ne doivent pas occulter les injustices contemporaines.
Effet miroir international
À l’échelle mondiale, les dérives autoritaires se multiplient. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les discours de haine et d’exclusion prennent de plus en plus de place. La France, en célébrant ses traditions, ne doit pas oublier de se regarder dans le miroir et de se demander : où en sommes-nous réellement ?
À quoi s’attendre
Si la tendance actuelle se poursuit, nous pourrions assister à un renforcement des luttes pour les droits humains, mais aussi à une montée des discours d’exclusion. La vigilance est de mise.
Sources
Source : www.lepetitjournal.net

