« Une faute historique » : Quand la politique régionale devient un jeu d’enfants

Cédric Balcon-Hermand
05.04.2026

« Une faute historique » : Quand la politique régionale devient un jeu d’enfants

Dix présidents de région s’opposent à la création d’une collectivité unique d’Alsace, dénonçant une manœuvre clientéliste au mépris des véritables enjeux.

Dans un élan de lucidité politique, dix présidents de région ont décidé de sortir de leur torpeur pour s’opposer à la proposition de loi visant à restaurer la région Alsace. En effet, le 7 avril, l’Assemblée nationale examinera un projet qui, sous couvert de « collectivité unique », pourrait bien signifier une sortie de la région Grand Est. Comme si la France n’avait pas d’autres préoccupations que de jongler avec ses régions comme un enfant avec des blocs de construction !

Ce qui se passe réellement

Dans une tribune publiée dans La Tribune dimanche, les signataires, dont le président de la région Grand Est, Franck Leroy, et la présidente de Régions de France, Carole Delga, qualifient cette initiative de « faute institutionnelle, politique et historique ». Dix ans après la fusion des régions sous François Hollande, voilà que le groupe Ensemble pour la République (macroniste) remet le couvert, comme un chef cuisinier qui ne sait pas quand s’arrêter.

Les signataires s’inquiètent que cette proposition serve les intérêts de l’extrême droite, qui a fait du démantèlement des régions l’un de ses chevaux de bataille. Alors que la France est en proie à des crises économiques, climatiques et géopolitiques, certains députés semblent plus préoccupés par leur image que par les véritables attentes des citoyens. Et pour couronner le tout, une nouvelle taxe est prévue pour financer cette transition, révélant l’hypocrisie de ces soi-disant « économies ».

Pourquoi cela dérange

Cette initiative soulève des questions fondamentales sur la cohésion nationale. À une époque où le vivre-ensemble est déjà en danger, il est absurde de vouloir déchirer davantage le tissu social. Les présidents de région appellent à « recoudre plutôt que déchirer », une métaphore qui semble tout à fait appropriée dans un pays où les débats politiques ressemblent de plus en plus à un match de catch.

Ce que cela implique concrètement

Si cette loi passe, chaque lobby local pourrait revendiquer son autonomie, ouvrant la voie à une fragmentation encore plus grande. Imaginez un instant un pays où chaque région se comporte comme un enfant gâté, exigeant son propre territoire et ses propres règles. Cela pourrait mener à une cacophonie institutionnelle sans précédent.

Lecture satirique

Ironiquement, ces débats sur la réorganisation territoriale surviennent alors que les citoyens attendent des réponses concrètes sur des sujets cruciaux tels que le pouvoir d’achat, l’emploi et la santé. Au lieu de cela, nos élus semblent plus préoccupés par leur propre survie politique que par le bien-être de leurs concitoyens. Comme si le retour à une Alsace autonome allait résoudre les problèmes de la France !

Effet miroir international

En regardant au-delà de nos frontières, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec les dérives autoritaires que l’on observe aux États-Unis ou en Russie, où les discours nationalistes et séparatistes prennent de l’ampleur. Ces pays, tout comme la France, semblent parfois plus préoccupés par des querelles internes que par les véritables défis qui se présentent à eux.

À quoi s’attendre

Si cette tendance se poursuit, nous pourrions assister à une fragmentation de la France qui ne ferait qu’aggraver les tensions sociales. Les promesses de cohésion nationale pourraient rapidement se transformer en un lointain souvenir, laissant place à un paysage politique chaotique.

Sources

Source : www.vosgesmatin.fr

Visuel — Source : www.vosgesmatin.fr
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