Trafic estival : Groupe ADP ne prévoit pas d’impact majeur malgré la guerre au Moyen-Orient
Le Groupe ADP (Aéroports de Paris), gestionnaire des aéroports Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly, affiche sa confiance pour la saison estivale 2026. Malgré la guerre au Moyen-Orient et la hausse du prix du kérosène, l’exploitant aéroportuaire ne prévoit pas d’impact majeur sur les réservations et le volume de passagers cet été.
« La hausse du coût du kérosène peut effectivement, dans certains cas, dissuader certaines personnes de voyager à cause du renchérissement du prix du billet », a déclaré le PDG Philippe Pascal lors de l’assemblée générale annuelle du groupe. « Mais à ce stade et au regard des programmes qui sont ouverts pour cet été, nous ne voyons pas d’impact majeur sur les réservations des billets et le volume du trafic. Je suis prudent, mais à ce stade, nous ne voyons pas d’impact à la fois sur le trafic en correspondance à Paris, mais aussi le trafic d’origine/destination », a-t-il ajouté.
Le dirigeant a qualifié le conflit au Moyen-Orient de « limité dans le temps » et a indiqué que les ajustements de programmes observés, notamment chez la low cost Transavia, restent dans la moyenne habituelle avant l’été. Le Groupe ADP table toujours sur une croissance du trafic passagers à Paris comprise entre +1,5 % et +2,5 % pour l’ensemble de l’année 2026.
La directrice générale adjointe en charge des finances, Christelle de Robillard, a également insisté : « Nous faisons l’hypothèse d’un conflit limité dans le temps, et observons qu’à date, les capacités pour la saison été et les tendances de réservation soutiennent ces perspectives. »
Ces prévisions optimistes interviennent après un mois d’avril en léger recul pour les aéroports parisiens, qui ont accueilli un total de 9,17 millions de passagers, soit une baisse de 1,3 % par rapport à avril 2025. Paris-Charles de Gaulle a enregistré 6,05 millions de passagers (stable, +0,0 % par rapport à avril 2025) et atteint 93,2 % du niveau de 2019. Paris-Orly a accueilli 3,12 millions de passagers (-3,6 %).
Le trafic international a été particulièrement touché sur certaines zones. Le Moyen-Orient a enregistré une chute de 41,1 % en avril, tandis que d’autres régions comme l’Asie-Pacifique (+6,4 %) ou l’Afrique (+0,7 %) ont mieux résisté. Sur les quatre premiers mois de l’année, le trafic des aéroports parisiens reste toutefois en légère hausse (+1,5 %) par rapport à la même période de 2025 et atteint 98,7 % du niveau pré-Covid de 2019.
Le Groupe ADP suit attentivement l’évolution de la situation internationale, les restrictions d’espaces aériens et les conséquences de la hausse du prix du carburant. Pour l’instant, ces effets restent gérables et n’ont pas entraîné d’annulations massives de programmes estivaux.
Le groupe rappelle que les aéroports parisiens bénéficient d’une bonne diversification de leur trafic (Europe, Amérique du Nord, Afrique) et d’une forte attractivité touristique pour l’été 2026, notamment grâce aux événements culturels et sportifs organisés en France. Pour l’heure, la direction se montre donc prudemment optimiste pour une saison estivale dynamique à Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly.
Source : Groupe ADP












