SpaceX annonce un vol habité vers Mars pour août 2034 avec un investisseur en cryptomonnaies
SpaceX a annoncé un projet ambitieux : un vol habité vers Mars prévu pour le 21 août 2034. Ce vol sera financé et commandé par Chun Wang, un entrepreneur d’origine chinoise naturalisé maltais en 2023, qui s’est fait connaître dans le domaine des cryptomonnaies avant de rejoindre le cercle restreint des touristes spatiaux.
En 2025, Chun Wang avait déjà marqué les esprits en finançant la mission Fram2, devenant ainsi le premier civil à piloter un vol habité à bord d’une capsule Crew Dragon. Désormais, il collabore avec SpaceX pour réaliser un survol habité de Mars, une étape qu’il considère comme essentielle pour stimuler l’intérêt pour l’exploration spatiale.
La planète Mars en ligne de mire, mais d’abord cap vers la Lune
Pour mener à bien cet exploit, Chun Wang prévoit un vol préliminaire autour de la Lune. SpaceX a accepté cette proposition, témoignant de son ouverture à des partenariats privés pour tester son système de transport réutilisable. Contrairement à la vision d’Elon Musk, qui prône une colonisation rapide de Mars, Wang adopte une approche plus progressive, souhaitant d’abord réaliser un survol orbital de la planète rouge.
Deux ans de croisière dans le Système solaire : le remède anti-ennui
SpaceX a estimé que l’aller-retour vers Mars prendrait environ deux ans. Cette durée de confinement à des millions de kilomètres de la Terre pourrait en dissuader certains. Cependant, Chun Wang se montre optimiste et déclare : « C’est exactement mon style de feu d’artifice. Je pense donc que je vais grandement apprécier le voyage. »
Le vol devrait inclure un ravitaillement en orbite terrestre basse, un survol de Vénus, et une arrivée sur Mars prévue pour juin 2035, avec un survol de Phobos, l’une des lunes de la planète.
Malgré cet enthousiasme, l’histoire récente du secteur spatial privé appelle à la prudence. Des projets comme dearMoon, financé par le milliardaire japonais Yusaku Maezawa, ont été annulés, soulignant les défis techniques et sanitaires qui subsistent. Néanmoins, l’implication croissante du secteur privé pourrait être un facteur déterminant pour réaliser ce rêve ancien de l’humanité.
Source : Les Numériques












