Slackline et highline | Aimer évoluer sur un fil

Il est difficile d’avoir une plus belle vue sur un paysage que lorsqu’on se déplace sur une simple sangle, suspendue bien haut dans le ciel. Il est difficile d’être plus « en plein air » que ça.

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Cependant, il existe encore peu de sites au Québec pour pratiquer ce sport peu commun qu’est la highline. Les asurs sont réticents, ce qui complique les discussions avec les propriétaires de terrains.

« Il y a des assurances pour l’escalade, mais il n’y en a pas vraiment pour la highline, à moins que ce soit en milieu professionnel ou très organisé, déplore Dominic Clément, président de la Fédération québécoise de slackline et highline. Pourtant, ce n’est pas un sport plus dangereux que l’escalade. »

Un des rares sites québécois ouverts à la highline, à Saint-Germain-de-Kamouraska, a récemment accueilli le Festival annuel de highline, organisé par la fédération, qui s’est tenu jusqu’au 18 mai.

« On propose des ateliers de slackline, de highline, d’acroyoga, de sécurité, de sauvetage, d’inspection de lignes, indique M. Clément. Il y a aussi de la musique et des activités festives. »

Pour mieux gérer l’organisation de ce festival, la communauté a créé la Fédération québécoise de slackline et de highline en 2021.

La slackline est plus accessible que la highline. De plus en plus d’amateurs de slackline se regroupent dans des parcs urbains, tels que le parc Jarry, le parc La Fontaine, le parc du Mont-Royal ou le parc Maisonneuve. Ils fixent une sangle juste au-dessus du sol entre deux arbres et s’y déplacent.

« Il faut veiller à protéger les arbres sur lesquels on s’installe, note M. Clément. Des paddings ou quelque chose d’assez épais pour préserver l’écorce sont nécessaires. »

La highline est plus complexe : elle se pratique en hauteur, la sangle peut être très longue, et il est essentiel d’avoir de bonnes connaissances pour l’installer en toute sécurité.

C’est un ami qui a initié Dominic Clément à la slackline durant son adolescence.

« C’est une activité très accessible, l’achat d’une slackline n’est pas très coûteux, précise-t-il. Ensuite, tu peux y aller quand tu veux. C’est une discipline qui demande équilibre, concentration et qui est assez physique. Elle englobe plusieurs aspects. »

Contrairement à ce que pourraient penser ceux qui n’ont qu’un bref aperçu, il est possible de progresser rapidement.

« C’est difficile au début car ce sont des muscles stabilisateurs que l’on n’a pas l’habitude de travailler. Mais rapidement, ces muscles se développent, et l’équilibre s’améliore. Ces deux aspects progressent simultanément. »

Dominic Clément a ensuite découvert la highline en participant au festival de Kamouraska en 2020.

« J’ai rencontré des gens de la communauté qui s’entraident, qui rient, ce ne sont pas des gens qui se prennent trop au sérieux. J’ai trouvé ma place dans ce sport. »

Étant pratiquant d’escalade, il avait déjà l’habitude des hauteurs.

« Mais la première fois sur une highline, c’est une sensation unique. On a l’impression de flotter dans les airs, la ligne bouge. En hauteur, il y a peu de repères visuels, et le corps ne comprend pas toujours ce qui se passe. »

Lorsque la highline est installée correctement, le sport est très sûr. Le pratiquant est attaché à la sangle via une longe fixée à un harnais.

« Quand tu tombes dans le vide, c’est très doux. Le risque de bles est inférieur à celui de l’escalade. »

« Nous souhaitons que la slackline soit reconnue comme un sport, peut-être par le ministère des Sports, précise Dominic Clément. Cela faciliterait la vie des slackliners et permettrait d’obtenir plus de droits d’accès et d’assurances pour la highline. »

Consultez le site de la Fédération québécoise de slackline et de highline

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Source : La Presse

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