Réformes de la voie professionnelle : des réformes à hauts risques
Le SNETAP-FSU, syndicat représentant les acteurs de l’enseignement agricole, a récemment exprimé de vives inquiétudes concernant les réformes en cours de la voie professionnelle, notamment le projet de réforme des Baccalauréats professionnels Conduite et Gestion de l’Entreprise Hippique (CGEH) et Laboratoire, Contrôle, Qualité (LCQ). Ces réformes, selon le syndicat, pourraient entraîner une régression des ambitions et finalités de ces formations.
Les changements envisagés pour le BAC PRO CGEH incluent une transformation complète du diplôme, qui pourrait réduire la capacité d’installation des futurs agriculteurs. Le SNETAP-FSU souligne que la réforme semble trop orientée vers les secteurs des courses et du sport-loisir, ce qui pourrait fragiliser la professionnalité des diplômés et leur capacité à poursuivre des études. De plus, des craintes sont exprimées quant à la saturation du marché de l’emploi avec des « Responsables d’écurie ».
Concernant le BAC PRO LCQ, le syndicat dénonce une réforme brutale, décidée sans concertation, qui pourrait laisser de côté de nombreux secteurs professionnels. Le repositionnement de ce diplôme vers des domaines comme le pharmaceutique et le cosmétique risque de ne pas couvrir les besoins des secteurs traditionnels tels que la santé animale et végétale, l’environnement et l’agriculture. Ces changements pourraient également nuire à l’attractivité des formations, alors que des secteurs comme l’agroalimentaire peinent déjà à recruter.
Ces préoccupations ont été partagées par des représentants de la profession lors des discussions récentes. Le SNETAP-FSU appelle à un moratoire sur ces réformes et à une concertation approfondie avec les équipes de terrain, soulignant l’importance d’un vrai débat national avant toute consultation sur les nouvelles orientations.
Pour le SNETAP-FSU, ces réformes, si elles demeurent en l’état, pourraient avoir des conséquences néfastes sur la formation professionnelle des futurs acteurs de la ruralité.
Source : SNETAP-FSU












