Quand la santé devient un champ de bataille : l'OMS tire la sonnette d'alarme

Cédric Balcon-Hermand
05.04.2026

Quand la santé devient un champ de bataille : l’OMS tire la sonnette d’alarme

Des frappes étasuniennes et israéliennes sur des hôpitaux en Iran, neuf morts, et un Institut Pasteur à terre : bienvenue dans le monde où la paix est un concept en voie de disparition.

INTRODUCTION : Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a dénoncé les frappes étasuniennes et israéliennes depuis le 1er mars sur des installations de santé en Iran. Oui, vous avez bien lu : des frappes sur des hôpitaux, comme si la santé publique était un simple dommage collatéral dans un jeu de domino géopolitique. Ironique, n’est-ce pas ?

Ce qui se passe réellement

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a dénoncé les frappes étasuniennes et israéliennes depuis le 1er mars sur des installations de santé en Iran. Ces attaques contre des centres médicaux « ont causé la mort d’au moins neuf personnes, dont un agent de santé spécialisé dans les maladies infectieuses et un membre du Croissant-Rouge iranien », a précisé le chef de l’OMS sur son compte X. Il a notamment condamné l’attaque contre l’Institut Pasteur de Téhéran, une prestigieuse institution scientifique fondée en 1920. Le centre a subi des dommages structurels importants qui l’ont rendu incapable de continuer à fournir des services de recherche et de santé. « L’Institut Pasteur travaille depuis plus d’un siècle dans divers domaines de la recherche médicale et joue un rôle essentiel dans la santé publique. Deux de ses départements collaborent directement avec l’OMS en tant que centres partenaires », a déploré le chef de l’OMS. Face à cette situation, le directeur général de l’OMS a lancé une alerte critique, soulignant que les attaques contre l’Iran affectent gravement la prestation des services de base. « La paix est le meilleur des remèdes », a souligné le chef de l’OMS en insistant sur le fait que les bombardements systématiques des hôpitaux entraînent un effondrement des soins aux blessés et aux malades chroniques. (Source : TeleSur)

Pourquoi cela dérange

Il est fascinant de voir comment les puissances qui se disent garantes de la paix mondiale semblent avoir oublié que les hôpitaux ne sont pas des cibles militaires. Les promesses de protéger les civils se heurtent à la réalité des bombardements. Un agent de santé et un membre du Croissant-Rouge, victimes innocentes, rappellent que la santé est sacrifiée sur l’autel de la stratégie militaire.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont désastreuses : des vies perdues, des infrastructures de santé détruites, et une population laissée à elle-même. La santé publique en Iran, déjà fragile, se retrouve dans une situation catastrophique, mettant en péril des millions de personnes. Les promesses de soutien humanitaire se transforment en échos vides dans les couloirs des hôpitaux en ruine.

Lecture satirique

Le discours politique autour de ces frappes est un chef-d’œuvre d’ironie. D’un côté, on prône la paix et la sécurité, de l’autre, on bombarde des centres de santé. Les contradictions sont si flagrantes qu’on pourrait en faire un sketch comique, si ce n’était pas tragique. Les promesses de protection des civils se heurtent à la réalité des frappes chirurgicales qui ratent leur cible… ou la choisissent délibérément.

Effet miroir international

Ce qui se passe en Iran n’est pas un cas isolé. Les politiques autoritaires, qu’elles soient en Russie, aux États-Unis ou ailleurs, montrent que la santé publique est souvent la première victime des conflits. Les discours de paix sont souvent suivis de décisions qui envoient des bombes là où l’on devrait envoyer des médicaments.

À quoi s’attendre

Si cette tendance se poursuit, nous pouvons nous attendre à une aggravation des crises humanitaires. La santé publique sera de plus en plus sacrifiée sur l’autel des intérêts géopolitiques. Et qui en paiera le prix ? Les populations déjà vulnérables, laissées à la merci des conflits.

Sources

Source : www.radiohc.cu

Visuel — Source : www.radiohc.cu
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