J’ai peur de ne pas aimer mon bébé : les conseils d’un psychologue

La grossesse est une période marquée par des remaniements profonds. Les futures mères se posent de nombreuses questions, souvent envahissantes : à quoi ressemblera cette nouvelle vie à trois ? Serai-je à la hauteur ? Comment devenir une bonne mère ? Parmi ces interrogations, celle de l’amour qu’elles porteront à leur bébé est fréquente. Eric Moncouet, psychologue, souligne que « cette question est une préoccupation centrale de la maternité, révélatrice d’une réalité existentielle liée à la rencontre avec ce nouvel être ».

La naissance, l’enfant rêvé s’incarne enfin

Durant les neuf mois de grossesse, la future maman se prépare à accueillir son enfant, projetant sur lui ses espoirs et ses attentes. À l’approche de la naissance, il est normal de ressentir une certaine fébrilité. Eric Moncouet précise que « toute rencontre est impressionnante, mais celle-ci est vertigineuse ».

L’attachement et la formation du lien avec le bébé

L’instinct maternel, selon Eric Moncouet, est une construction : « On ne naît pas mère, on le devient. » Ce lien entre la mère et son bébé se développe progressivement à travers des interactions mutuelles. « On met au monde un être humain, mais le travail est loin d’être fini. C’est la naissance d’une mère plus que d’un individu », observe-t-il.

Physiologiquement, des mécanismes naturels lient la mère à son bébé, comme la reconnaissance de l’odeur de la mère par le bébé quelques heures après la naissance.

L’importance du soutien apporté à la jeune mère

Les jeunes mamans se posent également des questions sur la communication avec leur enfant. Eric Moncouet souligne qu’« il faut de l’estime de soi, du courage et de la persévérance » pour répondre aux besoins du bébé. Le soutien du co-parent et de l’entourage est fondamental. L’isolement et les difficultés personnelles peuvent aggraver des doutes sur la capacité à aimer son enfant.

Comment réagir quand ces questions deviennent envahissantes ?

Ces préoccupations sont normales, mais il est crucial de ne pas les laisser devenir angoissantes. Eric Moncouet recommande de consulter un professionnel si ces pensées deviennent trop persistantes. « Si on ne parle pas encore de dépression à ce stade, des ruminations de ce type peuvent être les ferments d’une dépression », insiste-t-il.

Références

  • Eric Moncouet, psychologue
  • Source : Parents.fr

Cet article vise à informer sur les préoccupations des jeunes mères et l’importance du soutien dans cette période cruciale.

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