"On ne va pas très, très bien" : L'appel désespéré d'une auxiliaire de vie face à la flambée des prix

Cédric Balcon-Hermand
04.04.2026

« On ne va pas très, très bien » : L’appel désespéré d’une auxiliaire de vie face à la flambée des prix

Liorah, auxiliaire de vie, dénonce un quotidien devenu « insoutenable » à cause des prix du carburant, mettant en lumière l’absurdité d’un système qui fragilise les plus vulnérables.

Ce dimanche sur RMC, Liorah Martinez, 39 ans, auxiliaire de vie dans l’Aveyron, a partagé son désespoir face à une réalité qui semble ignorer les cris de détresse des travailleurs essentiels. « On ne va pas très, très bien », a-t-elle déclaré, alors qu’elle parcourt des kilomètres pour apporter un soutien vital à des personnes fragiles. Mais avec la flambée des prix du carburant, son travail est désormais menacé.

Ce qui se passe réellement

Alors que les prix des carburants flambent, Liorah ne cache plus son épuisement. « Ça devient insoutenable, tout simplement », insiste-t-elle. Elle rappelle que son rôle va bien au-delà de l’aide matérielle : elle est souvent le seul soutien moral que ses patients reçoivent dans la journée.

« Aucune prime n’est prévue »

Dans un monde où les prix grimpent, les primes restent invisibles. « Quand j’entends qu’on n’a pas de prime, c’est dérisoire », dénonce-t-elle. Les indemnités kilométriques, elles, n’augmentent que marginalement, laissant les auxiliaires de vie dans une situation précaire. « C’est ridicule ! On voit ça littéralement comme une insulte », s’exclame-t-elle.

« J’ai des collègues qui ne peuvent plus aller travailler »

La réalité est alarmante : certains professionnels renoncent à leur vocation. « J’ai des collègues qui ne peuvent plus y aller travailler », confie Liorah. Malgré des qualifications et une forte pénibilité, les salaires restent souvent proches du SMIC. « On travaille toujours sous le barème du SMIC », rappelle-t-elle, soulignant l’absence de revalorisations dans le secteur.

Pourquoi cela dérange

Cette situation met en lumière les incohérences d’un système qui valorise les profits au détriment des travailleurs essentiels. Alors que les entreprises continuent de facturer des tarifs exorbitants pour les déplacements, les auxiliaires de vie sont laissés pour compte, piégés dans un cycle d’exploitation.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont directes : une diminution de la qualité des soins pour les personnes fragiles, une augmentation de la précarité parmi les auxiliaires de vie, et une dégradation générale du service public. Liorah et ses collègues se retrouvent à devoir choisir entre leur vocation et leur survie financière.

Lecture satirique

Ironiquement, alors que le gouvernement annonce des mesures comme le « prêt flash carburant« , les auxiliaires de vie continuent de se battre pour des miettes. Une promesse de soutien qui ne fait que souligner le décalage entre les discours politiques et la réalité vécue par ceux qui œuvrent dans l’ombre.

Effet miroir international

Ce constat n’est pas isolé. À l’échelle mondiale, des travailleurs essentiels se battent contre des politiques qui privilégient les intérêts des puissants. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les discours politiques déconnectés de la réalité des travailleurs sont monnaie courante. Liorah pourrait bien être la voix de millions d’autres, piégés dans un système qui les ignore.

À quoi s’attendre

Si rien ne change, la situation ne fera qu’empirer. Les auxiliaires de vie, déjà sur le fil du rasoir, pourraient voir leur nombre diminuer, laissant les plus vulnérables sans soutien. Une crise qui pourrait bien devenir une catastrophe humanitaire si les décideurs continuent de tourner le dos à ceux qui font tourner la société.

Sources

Source : rmc.bfmtv.com

Visuel — Source : rmc.bfmtv.com
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