"On ne va pas très, très bien" : L'angoisse d'une auxiliaire de vie face à la flambée des prix

Cédric Balcon-Hermand
05.04.2026

« On ne va pas très, très bien » : L’angoisse d’une auxiliaire de vie face à la flambée des prix

Liorah, auxiliaire de vie en Aveyron, se bat pour ses patients, mais le prix du carburant menace son engagement. Une situation qui soulève des questions sur la valeur de ceux qui soutiennent les plus fragiles.

Ce dimanche, sur RMC, Liorah Martinez, 39 ans, se désole : « On ne va pas très, très bien. » Ses mots résonnent comme un cri de détresse dans un contexte où les prix des carburants flambent, exacerbés par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Elle parcourt des kilomètres pour apporter un soutien vital à des personnes âgées et isolées, mais son travail, essentiel, est désormais menacé par la hausse des coûts. « On en a gros », comme diraient les personnages de Kaamelott.

Ce qui se passe réellement

Dans l’Aveyron, Liorah ne cache plus son épuisement. « Le travail devient de plus en plus difficile avec l’inflation de l’essence. Ça devient insoutenable, tout simplement », déclare-t-elle. Alors que les associations facturent les déplacements entre 60 et 70 centimes le kilomètre, les auxiliaires de vie ne reçoivent que 0,35 ou 0,38 centimes. Une « insulte », selon Liorah, qui souligne que certains de ses collègues renoncent à leur emploi, incapables de faire face aux coûts.

Pourquoi cela dérange

Cette situation met en lumière une incohérence flagrante : ceux qui apportent un soutien vital sont souvent sous-rémunérés, travaillant sous le barème du SMIC malgré des qualifications et une forte pénibilité. Le gouvernement, quant à lui, semble plus préoccupé par des « prêts flash carburant » pour les entreprises que par la revalorisation des salaires dans le secteur de l’aide à domicile.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette crise sont directes : des professionnels de l’aide à domicile, souvent le seul soutien pour des personnes vulnérables, sont contraints de renoncer à leur vocation. Cela soulève des questions sur la valeur accordée à ces métiers, pourtant cruciaux pour la société.

Lecture satirique

Ironiquement, alors que le gouvernement annonce des mesures pour soutenir les entreprises, les auxiliaires de vie, véritables piliers de notre système social, sont laissés pour compte. Les promesses de revalorisation se heurtent à une réalité bien plus dure : « Aucune prime n’est prévue » pour compenser l’inflation. Une belle façon de montrer que le soutien aux plus fragiles n’est pas une priorité.

Effet miroir international

Cette situation n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires ailleurs dans le monde, où les discours politiques se déconnectent de la réalité des citoyens. Les États-Unis et la Russie, par exemple, sont souvent cités pour leurs politiques qui ignorent les besoins fondamentaux des populations. Ici, en France, la tendance semble similaire : des décisions prises loin des réalités vécues par ceux qui œuvrent au quotidien.

À quoi s’attendre

Si cette tendance se poursuit, il est à craindre que le secteur de l’aide à domicile se retrouve encore plus fragilisé, avec des conséquences dramatiques pour ceux qui en dépendent. Les promesses politiques doivent être suivies d’actes concrets, sinon nous risquons de voir un effondrement de ce service essentiel.

Sources

Source : rmc.bfmtv.com

Visuel — Source : rmc.bfmtv.com
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