"Notre pays n'oubliera jamais" : La Belgique commémore les attentats de Bruxelles, mais à quel prix ?

Cédric Balcon-Hermand
04.04.2026

« Notre pays n’oubliera jamais » : La Belgique commémore les attentats de Bruxelles, mais à quel prix ?

Dix ans après les attentats jihadistes de mars 2016, la Belgique pleure ses morts tout en se vantant d’une lutte antiterroriste renforcée. Mais les promesses politiques se heurtent à une réalité bien plus complexe.

Ce dimanche 22 mars, la Belgique a commémoré les dix ans des attentats suicides qui ont fait 32 morts et plus de 300 blessés. Une date gravée dans la mémoire collective, mais aussi dans le marbre des promesses politiques. Le roi Philippe, devant des centaines de personnes, a déclaré : « Notre pays n’oubliera jamais ». Une phrase qui résonne comme un écho à la lutte contre le terrorisme, mais qui soulève une question : qu’est-ce qui a réellement changé depuis ?

Ce qui se passe réellement

Les commémorations ont débuté aux heures où les assaillants avaient déclenché leurs explosifs, deux à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem et un dans la station de métro Maelbeek. Les témoignages des victimes, comme celui de Béatrice de Lavalette, qui a perdu ses jambes, rappellent la brutalité de ces attaques. « Tous les jours, je me réveille avec les souvenirs de cette horreur », a-t-elle déclaré. Pourtant, le gouvernement assure avoir tiré des leçons, renforçant le renseignement et la lutte antiterroriste. Mais à quel prix ?

Pourquoi cela dérange

Les discours politiques sont souvent déconnectés de la réalité. Alors que les autorités proclament avoir « tiré les enseignements » des attentats, les victimes continuent de vivre avec leurs cicatrices, tant physiques que psychologiques. Les promesses de sécurité semblent se heurter à une réalité où la peur et la division persistent. « Nous n’avons pas cédé à la peur », a affirmé le roi, mais les faits montrent que la peur est omniprésente.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de ces attentats sont multiples. D’un côté, une vigilance accrue et des mesures de sécurité renforcées. De l’autre, une stigmatisation croissante des communautés musulmanes, souvent tenues pour responsables des actes d’une minorité. La lutte contre le terrorisme devient ainsi un prétexte pour des politiques de division.

Lecture satirique

Les discours politiques fleurissent, mais les résultats sont souvent absents. Les promesses de sécurité se heurtent à une réalité où la peur est exploitée pour justifier des mesures parfois absurdes. La Belgique, en se vantant de sa résilience, semble oublier que cette résilience est souvent mise à l’épreuve par des politiques qui divisent plutôt qu’elles n’unissent.

Effet miroir international

Dans un monde où les dérives autoritaires se multiplient, la Belgique n’est pas en reste. Les discours de peur et de division ne sont pas uniques à Bruxelles. Des pays comme les États-Unis et la Russie exploitent également ces thématiques pour justifier des politiques de contrôle. La Belgique, en se posant en modèle de résilience, pourrait bien se retrouver à reproduire les mêmes erreurs.

À quoi s’attendre

À l’avenir, la Belgique devra naviguer entre la mémoire de ses tragédies et les réalités de ses politiques. Les tendances actuelles laissent présager une intensification des mesures de sécurité, mais aussi une vigilance accrue face aux dérives autoritaires. La question reste : jusqu’où cela ira-t-il ?

Sources

Source : www.bfmtv.com

Visuel — Source : www.bfmtv.com
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