Matchs amicaux : Le Gabon battu par l’Ouzbékistan, un symbole de l’absurde

Cédric Balcon-Hermand
04.04.2026

Matchs amicaux : Le Gabon battu par l’Ouzbékistan, un symbole de l’absurde

Le Gabon, en quête de gloire, s’incline face à l’Ouzbékistan, tandis que la Guinée et le Togo se neutralisent dans un match qui rappelle les promesses non tenues des dirigeants.

Ce vendredi 27 mars, plusieurs nations africaines ont disputé des matchs amicaux, mais le spectacle offert a souvent frôlé l’absurde. Le Gabon, qui rêvait de briller à Tachkent, a vu ses espoirs s’évanouir face à un Ouzbékistan qui, pour la première fois, s’affiche sur la scène mondiale. Une victoire 3-1 qui pourrait faire sourire les partisans du mondialisme, mais qui soulève des questions sur la préparation des équipes africaines.

Ce qui se passe réellement

Le Gabon a ouvert le score grâce à Teddy Averlant (6e), mais l’Ouzbékistan a rapidement égalisé par Eldor Shomurodov (14e). Puis, avec une détermination qui semble manquer à certaines équipes africaines, Jahongir Rozov et Alisher Odilov ont scellé le sort du match (59e et 90e+4). Pendant ce temps, la Guinée, qui n’a pas participé à la dernière CAN, a arraché un match nul contre le Togo (2-2) après avoir été menée 2-0. Les pénalités, un vrai sport national, ont encore une fois fait parler d’elles.

L’Autriche, quant à elle, a corrigé le Ghana 5-1, un score qui pourrait faire rougir d’envie les équipes africaines. L’Égypte a écrasé l’Arabie saoudite 4-0, tandis que l’Algérie a humilié le Guatemala avec un retentissant 7-0. À Madrid, le Maroc a dû se contenter d’un match nul contre l’Équateur (1-1), un résultat qui, à ce stade, semble presque optimiste.

Pourquoi cela dérange

Ces résultats mettent en lumière une réalité troublante : les équipes africaines peinent à s’imposer sur la scène internationale, malgré des promesses de développement et de soutien. Les discours politiques vantant la montée en puissance du football africain semblent de plus en plus déconnectés de la réalité du terrain. Les dirigeants, au lieu de se concentrer sur des stratégies concrètes, semblent plus préoccupés par les apparences.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de ces performances sont claires : un manque de confiance qui pourrait affecter les futures compétitions. Si les équipes africaines ne parviennent pas à se qualifier pour les grandes compétitions, cela remet en question les investissements et les promesses faites par les gouvernements. Les supporters, eux, continuent de rêver, mais pour combien de temps encore ?

Lecture satirique

Il est ironique de constater que les discours politiques sur la fierté nationale et l’essor du football africain s’effritent aussi vite que les espoirs de victoire sur le terrain. Les promesses de succès se heurtent à la réalité d’un football qui peine à se structurer. Les dirigeants, tout en brandissant des drapeaux, semblent oublier que les victoires se construisent sur des bases solides, et non sur des slogans creux.

Effet miroir international

À l’échelle mondiale, cette situation rappelle les dérives des politiques autoritaires, où les discours grandiloquents masquent une réalité bien plus sombre. Les promesses de prospérité se heurtent à une gestion inefficace, que ce soit dans le sport ou dans la politique. Les États-Unis, la Russie et d’autres pays montrent que le vernis peut craquer rapidement, laissant place à une réalité bien moins reluisante.

À quoi s’attendre

À l’approche de la Coupe du Monde 2026, les équipes africaines doivent impérativement revoir leur stratégie. Les tendances actuelles laissent présager des défis de taille, mais peut-être que la prise de conscience des enjeux permettra de renverser la vapeur. Espérons que les dirigeants se réveillent avant qu’il ne soit trop tard.

Sources

Source : www.rfi.fr

Visuel — Source : www.rfi.fr
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