Marina Yaloyan : À la recherche du temps perdu en Arménie
Il y a 35 ans, la chute de l’empire soviétique entraînait dans son sillage quinze républiques satellites, dont l’Arménie. Cette période historique dense et poignante est restituée dans le premier roman extrêmement sensible et onirique intitulé La petite pianiste d’Erevan, publié aux éditions Albin Michel. Ce récit est signé par Marina Yaloyan, une auteure aujourd’hui installée en France, qui a grandi à la croisée de plusieurs pays, de l’Arménie à la Russie en passant par les États-Unis.
Dans La petite pianiste d’Erevan, Verochka, une jeune pianiste prodige, grandit à Erevan, en Arménie, au sein d’une famille d’intellectuels communistes, entourée de livres, de certitudes idéologiques et de musique. Cependant, en 1991, lorsque l’Union soviétique vacille, son univers se fis. La population fait face à la famine, et les livres sont brûlés pour se chauffer. La rue devient le théâtre de violentes manifestations, et les pénuries ainsi que les guerres larvées émergent, conséquences de l’effondrement du régime communiste.
Face à cette situation chaotique, Verochka s’accroche à un espoir fragile : réussir le concours qui lui permettra d’intégrer une prestigieuse école de musique à Moscou. Cette œuvre, à hauteur d’enfant, raconte l’éveil d’une conscience, où la musique et l’imagination deviennent les refuges face à l’effondrement d’un monde.
Illustration musicale : Rachmaninov : Piano Concerto No.2 in C Minor Op.18
Source : Albin Michel.











