Malartic : Quand la construction s’effondre sous le poids des promesses
343 permis délivrés en 2025, mais la réalité est bien moins reluisante : une chute de 23 % des investissements. Ironie du sort ?
En 2025, la Ville de Malartic a délivré 343 permis et certificats de construction, soit 22 de moins qu’en 2024. Un chiffre qui pourrait sembler encourageant, si l’on ne tenait pas compte de la valeur totale des travaux, qui s’élève à 42,6 millions de dollars, en baisse de 13,2 millions par rapport à l’année précédente. Une belle promesse de prospérité qui s’effondre comme un château de cartes au premier souffle de la réalité.
Ce qui se passe réellement
Pour mieux comprendre cette débâcle, examinons les chiffres. Sur les 343 permis délivrés, 255 ont été émis dans le domaine résidentiel, représentant 74 % de l’ensemble, pour une valeur totale de 7 millions de dollars. La Ville a même eu l’audace de se vanter d’avoir délivré 14 permis pour la construction de nouvelles résidences, ajoutant ainsi 18 logements à Malartic. Mais à quel prix ? Une misérable valeur de 4,6 millions de dollars, à peine de quoi faire trembler les fondations d’un vrai projet de développement.
La majorité des investissements, soit 25,5 millions de dollars, ont été engloutis par la compagnie Canadian Malartic pour des constructions liées à la mine Odyssey. Entre l’agrandissement d’une usine de remblai et la construction d’une station de pompage, on se demande si Malartic est encore une ville ou simplement un terrain de jeu pour les géants de l’industrie.
Pourquoi cela dérange
Ce qui est particulièrement troublant, c’est la façon dont ces chiffres sont présentés. La Ville semble jouer à un jeu de cache-cache avec la réalité. Alors que les promesses de développement résidentiel sont mises en avant, la chute des investissements dans le secteur public, qui ne totalisent que 5,9 millions de dollars, est soigneusement évitée. La réfection de la piscine et des vestiaires de l’école secondaire Le Tremplin, tout juste 2 millions de dollars, semble dérisoire face aux millions engloutis par l’industrie minière.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette situation sont claires : un manque d’infrastructures publiques, une dépendance accrue à l’égard des investissements privés et une communauté qui se retrouve à la traîne. Les nouveaux logements, bien que présentés comme une avancée, ne suffisent pas à compenser le déclin général des services et des infrastructures.
Lecture satirique
Il est fascinant de voir comment les discours politiques se déconnectent de la réalité. Les élus se pavanent avec des chiffres qui, à première vue, semblent prometteurs, mais qui, en réalité, cachent une vérité bien plus sombre. La promesse d’un avenir radieux s’évanouit face à une gestion qui privilégie les intérêts industriels au détriment des besoins fondamentaux des citoyens. À Malartic, on construit des usines, mais on laisse les piscines à l’abandon.
Effet miroir international
Cette situation n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires que l’on observe ailleurs dans le monde. Alors que des pays comme la Russie ou les États-Unis font la une des journaux pour leurs politiques de développement souvent au détriment des droits humains, Malartic semble suivre le même chemin, où le profit prime sur le bien-être des citoyens. Une ironie cruelle pour une ville qui se veut moderne.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, on peut s’attendre à un avenir où Malartic sera davantage un site d’exploitation qu’une véritable communauté. Les promesses de développement risquent de se transformer en mirages, laissant les citoyens dans l’ombre des grandes entreprises.

