L’encadrement des loyers a eu des « effets contrastés » sur l’offre locative: la fameuse étude réalisée par deux économistes et commandée par le gouvernement livre ses conclusions
L’encadrement des loyers, qui doit prendre fin en novembre 2026 s’il n’est pas pérennisé, a permis de baisser les niveaux de loyers en France, mais a eu des « effets contrastés » sur l’offre locative. Le dispositif, censé être redistributif, profite aussi aux locataires aisés, souligne le rapport très attendu de deux économistes.
Selon une étude commandée par le gouvernement à deux économistes, l’encadrement des loyers a réussi à réduire les niveaux de loyers, mais a également engendré des conséquences variées sur l’offre de logements locatifs. Ce dispositif, mis en place pour aider les locataires à faibles revenus, semble également bénéficier à des locataires plus aisés, ce qui soulève des questions sur son efficacité réelle.
Depuis son introduction à Paris en 2019, l’encadrement des loyers a été un sujet de débat intense. Bien qu’il ait contribué à la baisse des loyers dans certaines zones, surtout dans les grandes villes, les effets sur l’offre locative sont jugés inégaux. Les économistes notent que dans certaines régions, cette régulation a pu dissuader les propriétaires de mettre leurs biens sur le marché locatif, aggravant ainsi la pénurie de logements.
Les données récentes de l’INSEE indiquent que le taux de logements vacants en France s’élevait à 7,4 % en 2023, un chiffre qui pourrait être affecté par ces mes. De plus, Eurostat rapporte que le coût de la vie en France a augmenté de 3,6 % sur un an, ce qui accentue la nécessité d’un logement abordable pour les ménages à revenus modestes.
Alors que le dispositif doit être évalué avant son expiration en novembre 2026, les résultats de cette étude pourraient influencer les futures décisions politiques concernant le logement en France.
Source : BFM Business.












