Liban : Quand l'Histoire se Fait Oublier dans les Manuels Scolaires

Cédric Balcon-Hermand
04.04.2026

Liban : Quand l’Histoire se Fait Oublier dans les Manuels Scolaires

Dans un pays où la guerre civile est souvent réduite à de vagues « événements », les manuels scolaires semblent avoir décidé d’ignorer la réalité. Une stratégie éducative pour éviter les discussions gênantes ?

INTRODUCTION : Au Liban, le terme « événements » est un euphémisme pour désigner la guerre civile (1975-1990). Ce mot, utilisé par un lycéen le 18 mars, résonne particulièrement fort alors que l’armée israélienne frappe Beyrouth. Mais au collège Saint-Sauveur, à Jeita, à une trentaine de kilomètres de la capitale, le conflit semble être un lointain souvenir, presque une légende urbaine.

Ce qui se passe réellement

Dans les manuels scolaires libanais, la guerre civile est soigneusement évitée. Les élèves, comme ce jeune lycéen, parlent de « événements » sans comprendre la profondeur de leur histoire. Pendant ce temps, les frappes israéliennes continuent de faire des ravages, mais dans les salles de classe, le sujet est tabou. Les enfants suivent les nouvelles sur leurs téléphones, mais la réalité de la guerre est absente de leur éducation.

Pourquoi cela dérange

Cette omission n’est pas qu’une simple négligence. Elle révèle une volonté délibérée de ne pas aborder les traumatismes du passé. En évitant d’enseigner l’histoire, le système éducatif libanais semble favoriser l’ignorance plutôt que la compréhension. C’est une stratégie qui pourrait bien se retourner contre ceux qui la mettent en œuvre, en laissant les jeunes générations dans l’ignorance des leçons du passé.

Ce que cela implique concrètement

En ne parlant pas de la guerre, le Liban risque de reproduire les mêmes erreurs. Les jeunes, privés d’une éducation historique complète, pourraient être plus vulnérables aux discours extrémistes et aux manipulations politiques. Ignorer le passé, c’est ouvrir la porte à un futur incertain, où les mêmes conflits pourraient resurgir.

Lecture satirique

Ah, le Liban ! Un pays où l’histoire est un sujet de conversation aussi délicat qu’un plat de mezze mal préparé. Pendant que les manuels scolaires font l’autruche, les bombes tombent. Les responsables politiques, quant à eux, semblent plus préoccupés par leurs selfies que par l’éducation de la jeunesse. Promettre un avenir radieux tout en cachant les cicatrices du passé, c’est un peu comme vendre des lunettes de soleil dans une tempête. Ironique, n’est-ce pas ?

Effet miroir international

Ce phénomène n’est pas isolé au Liban. Dans d’autres pays, comme les États-Unis ou la Russie, l’histoire est souvent réécrite pour servir des agendas politiques. La manipulation de l’éducation pour façonner des narrations favorables est une stratégie qui semble fonctionner à merveille. Les parallèles sont troublants : ignorer le passé, c’est préparer le terrain pour un futur chaotique.

À quoi s’attendre

Si cette tendance se poursuit, le Liban pourrait voir émerger une génération qui ne comprend pas les enjeux de son propre pays. Les conséquences pourraient être désastreuses, tant sur le plan social que politique. Une jeunesse déconnectée de son histoire est une jeunesse vulnérable aux discours extrêmes.

Sources

Source : www.nouvelobs.com

Visuel — Source : www.nouvelobs.com
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