Les Zones de Loisirs : Quand le Plan de Secteur Devient un Parc d’Attractions pour Lobbyistes
Les députés Écolo s’insurgent : le projet de modification du plan de secteur pour les zones de loisirs pourrait bien transformer nos terres agricoles en parcs d’attractions. Une décision qui semble plus favorable aux intérêts privés qu’à l’intérêt général.
Dans l’opposition Écolo, la députée Veronica Cremasco n’en revient toujours pas. « Pour nous, c’est juste imbuvable. Et on dirait que tout le monde s’en fout. » Pourquoi « imbuvable » ? Parce qu’il s’agit de changer un plan de secteur, mais pas pour aménager trois cabanes dans les bois. Non, c’est pour du massif, comme des villages de vacances ou des pistes de ski indoor. Une belle façon de bétoniser nos terres agricoles sous prétexte de loisirs.
Ce qui se passe réellement
La première objection d’Écolo est claire : cette modification risque d’accentuer la pression sur les terres agricoles. Cremasco s’interroge : « Pourquoi eux et pas les autres ? » En effet, d’autres acteurs privés peuvent déjà demander des modifications, mais ici, on crée une exception pour les zones de loisirs. Un pont d’or pour le lobbying privé, s’interroge-t-elle sur les véritables intentions derrière ces projets.
Pourquoi cela dérange
Le ministre François Desquesnes (Les Engagés) justifie cette mesure par l’argument économique : « Parce qu’il s’agit d’une activité économique. » Mais Cremasco rétorque : « Ce n’est pas un argument. L’agriculture, c’est aussi une activité économique. » En effet, aucun maraîcher ne pourra demander une modification pour protéger ses terres. Une belle incohérence, n’est-ce pas ?
Ce que cela implique concrètement
Cette modification pourrait signifier que nos terres agricoles, considérées comme le bien commun par excellence, seraient sacrifiées sur l’autel des intérêts privés. Comme le souligne Cremasco, « Ce n’est pas au privé de décider ce qu’on fait de nos sols.«
Lecture satirique
Le discours politique semble déconnecté de la réalité. On nous promet que la décision finale reste entre les mains du gouvernement wallon, mais pourquoi créer une exception pour les zones de loisirs ? Cela ressemble à une belle opération de communication pour masquer une mainmise du privé sur nos terres. Comme si les opérateurs privés avaient besoin d’un passe-droit pour développer leurs projets.
Effet miroir international
Cette situation rappelle les dérives autoritaires ailleurs dans le monde, où les intérêts privés semblent toujours passer avant le bien commun. Les États-Unis et la Russie, par exemple, ne sont pas étrangers à ce genre de manœuvres. Mais ici, en Wallonie, on a décidé de faire un pas dans la même direction, sous le prétexte de l’économie.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, nous pourrions voir nos terres agricoles disparaître au profit de projets touristiques douteux. Une vision à court terme qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour notre environnement et notre agriculture.

