Les Devoirs : Une Torture Éducative ou un Simple Malentendu ?

Cédric Balcon-Hermand
04.04.2026

Les Devoirs : Une Torture Éducative ou un Simple Malentendu ?

Les élèves du primaire, déjà épuisés par une année scolaire interminable, se retrouvent face à un défi de taille : comment motiver nos chérubins à continuer à fournir des efforts jusqu’à la dernière cloche ? Une question qui semble simple, mais qui révèle des incohérences dans notre système éducatif.

Alors que les enfants entament la troisième étape du calendrier scolaire, les parents se retrouvent souvent à jongler entre les attentes irréalistes et la réalité du quotidien. Selon Stéphanie Deslauriers, psychoéducatrice, il n’est pas nécessaire que les enfants soient assis à la table, en mode « écoute attentive ». Après tout, ils ont passé la journée à rester immobiles, alors pourquoi les forcer à rester assis pour les devoirs ? On pourrait presque croire que l’éducation a été conçue pour les torturer.

Ce qui se passe réellement

Les devoirs, loin d’être un moment d’apprentissage agréable, se transforment souvent en une lutte acharnée. Les enfants rechignent, se plaignent, et les parents, désespérés, cherchent des solutions. Deslauriers propose des alternatives ludiques : faire une promenade ou jouer au ballon tout en révisant. Une approche qui semble prometteuse, mais qui rappelle étrangement les méthodes d’enseignement des années 80, où l’on croyait que le mouvement pouvait remplacer l’apprentissage. Et si, au lieu de réinventer la roue, on se contentait de rendre l’école plus engageante dès le départ ?

Pourquoi cela dérange

Les parents sont souvent confrontés à des attentes irréalistes, tant de la part de l’école que de la société. Les notes deviennent le seul baromètre de réussite, reléguant au second plan le véritable apprentissage. Deslauriers souligne qu’il est crucial de se demander si les attentes viennent réellement des enfants ou des parents. Mais à qui la faute, si ce n’est à un système éducatif qui valorise les chiffres au détriment de l’épanouissement personnel ?

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont directes : stress, anxiété, et une vision déformée de la réussite. Les enfants, au lieu de développer une passion pour l’apprentissage, apprennent à craindre les examens et les notes. Une spirale infernale qui pourrait être évitée si l’éducation était centrée sur l’enfant plutôt que sur des critères arbitraires.

Lecture satirique

Ironiquement, alors que l’on prône une éducation inclusive et bienveillante, les discours politiques semblent souvent déconnectés de cette réalité. Les promesses de réformes éducatives se heurtent à la dure réalité des classes surchargées et des programmes rigides. On pourrait presque croire que les décideurs sont plus préoccupés par les classements internationaux que par le bien-être des élèves. Et si, au lieu de réformer, ils prenaient le temps d’écouter les véritables acteurs de l’éducation : les enfants et leurs parents ?

Effet miroir international

À l’étranger, des politiques autoritaires, comme celles observées aux États-Unis ou en Russie, montrent également un décalage entre les discours et la réalité. Ces gouvernements, tout en prônant l’égalité des chances, continuent de marginaliser les voix qui ne se conforment pas à leurs idéaux. Un parallèle troublant avec notre propre système éducatif, où les enfants qui ne réussissent pas à s’adapter sont souvent laissés pour compte.

À quoi s’attendre

Si les tendances actuelles persistent, nous pouvons nous attendre à une génération d’élèves désillusionnés, qui voient l’éducation non pas comme une opportunité, mais comme une obligation. Un changement de paradigme est nécessaire, mais il ne viendra pas tant que les décideurs resteront figés dans leurs dogmes.

Sources

Source : www.lapresse.ca

Visuel — Source : www.lapresse.ca
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