L’enseignement agricole attire de nouveaux profils
L’enseignement agricole connaît une dynamique d’attraction de nouveaux profils, mais il n’est pas exempt de défis. Les femmes, qui représentent désormais 51 % des effectifs en voie scolaire, demeurent très minoritaires en apprentissage, avec seulement 22 %. De plus, un écart d’insertion persiste : 57 % des diplômées trouvent un emploi un an après l’obtention de leur diplôme, contre 64 % pour leurs homologues masculins.
Le secteur fait face à un enjeu démographique majeur, car près de la moitié des agriculteurs en activité en 2020 partiront à la retraite d’ici 2030. Attirer et former suffisamment de successeurs constitue un défi central et urgent pour l’ensemble du secteur.
Cependant, la reprise des terres par ces nouveaux profils se heurte à des réalités économiques difficiles. Gontran, élève dans un lycée normand, souligne les contraintes liées à l’installation en partant de zéro, sans soutien familial, notamment les charges et les coûts élevés. Il se considère chanceux de pouvoir s’associer avec son père pour faciliter son entrée dans le métier.
Alyce, une future bachelière, exprime également ses préoccupations. Bien que de nombreux agriculteurs prennent leur retraite, peu sont prêts à céder leur exploitation à des personnes extérieures au milieu. Malgré ces obstacles, elle espère créer sa propre affaire, consciente qu’elle devra acquérir des expériences variées dans différentes fermes pour y parvenir.
Source : CIDJ











