Le souper de Glatigny : épisode 1/10 du podcast L'épopée de Lady Liberty

Le Souper de Glatigny : Une Initiative Franco-Américaine en 1865

En 1865, alors que la France est sous le régime de Napoléon III, les États-Unis émergent d’une guerre civile qui a vu la victoire de la liberté. C’est dans ce contexte qu’Édouard de Laboulaye, professeur de droit au Collège de France et fervent américanophile, propose d’offrir un cadeau au peuple américain, inspiré par le modèle démocratique des États-Unis.

Un Dîner Historique

Laboulaye organise un dîner à son domicile à Glatigny, près de Versailles, en avril 1865. Ce repas réunit des amis libéraux dans un cadre où ils rendent hommage à Abraham Lincoln, récemment assassiné, tout en célébrant la fin de la guerre civile et l’abolition de l’esclavage. Laboulaye suggère alors que le peuple français offre un cadeau à l’occasion du centenaire de l’Indépendance américaine en 1876. Ce geste symbolise la liberté triomphante aux États-Unis et l’amitié franco-américaine.

La Vision d’un Colosse

Présent à ce dîner, le jeune sculpteur alsacien Auguste Bartholdi propose de créer une statue colossale, qui deviendra plus tard la célèbre Statue de la Liberté. Bartholdi, issu d’une famille influente de Colmar, a été formé par des maîtres de la peinture romantique et a rapidement trouvé sa vocation dans la sculpture. Son projet s’inscrit dans un contexte où l’art statuaire connaît un essor, soutenu par les régimes politiques cherchant à affirmer leur légitimité.

Relations Diplomatiques et Réalisation du Projet

Cependant, les relations diplomatiques entre la France et les États-Unis ne sont pas au beau fixe, ce qui retarde la réalisation du projet de Laboulaye et Bartholdi. Malgré ces obstacles, l’idée d’une statue symbolisant la liberté et l’amitié entre les deux nations prend forme, posant les bases d’une œuvre qui marquera l’histoire.

Cette initiative souligne l’importance des échanges culturels et des idéaux partagés entre la France et les États-Unis à une époque charnière de leur histoire respective.

Source : France Culture

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