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Le missile russe Orechnik utilisé pour bombarder Kiev : von der Leyen condamne un acte « terroriste »
Au moins quatre personnes ont été tuées et plus de cent blessées en Ukraine lors d’intenses bombardements nocturnes russes qui ont particulièrement visé la capitale, dimanche 24 mai. Kiev et Moscou rapportent l’utilisation par la Russie de son missile balistique à capacité nucléaire, l’Orechnik.
Ces attaques ont fait au moins quatre morts et plus de 60 blessés, selon les autorités locales. À Kiev, le maire Vitali Klitschko a fait état de deux morts et 56 blessés. Deux autres personnes ont été tuées dans la région de la capitale et neuf blessées, dont une enfant « qui n’a même pas un an », a indiqué le chef de l’administration régionale Mykola Kalachnyk.
La Russie a visé l’Ukraine avec « 90 missiles et 600 drones », ont indiqué les forces de l’air ukrainiennes, précisant que 55 missiles et 549 drones ont été interceptés. L’un de ces missiles était un Orechnik, missile balistique hypersonique capable de transporter des ogives nucléaires, selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Le ministère de la Défense russe a déclaré avoir utilisé plusieurs de ces missiles, affirmant que ces « frappes massives » sont une réponse aux attaques ukrainiennes sur son territoire et qu’elles n’ont visé que des cibles militaires. C’est la troisième fois que Moscou utilise ce missile depuis le début de son invasion à grande échelle en février 2022, sans ogives nucléaires jusqu’à présent.
Pluie de condamnations en Europe
L’utilisation du missile Orechnik a suscité de vives réactions en Europe. Emmanuel Macron a déclaré sur X que cela indique « une forme de fuite en avant » de Moscou et « l’impasse de sa guerre d’agression ». Le chancelier allemand Friedrich Merz a qualifié cette utilisation d' »escalade irresponsable ». Le gouvernement allemand a également dénoncé « une nouvelle escalade » de la Russie.
La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a condamné fermement l’attaque, soulignant l’escalade progressive des armes utilisées. Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie de l’UE, a dénoncé une « tactique d’intimidation », affirmant que la Russie, en difficulté sur le champ de bataille, terrorise l’Ukraine avec des frappes sur les centres-villes. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a déclaré que « le terrorisme contre les civils n’est pas un signe de force, c’est du désespoir ».
Le missile Orechnik déployé en Biélorussie
L’armée russe a déployé l’Orechnik, son missile hypersonique le plus récent à capacité nucléaire, l’année dernière en Biélorussie. Ce pays, allié de Moscou, est frontalier de plusieurs États membres de l’OTAN et de l’Union européenne, ainsi que de l’Ukraine. Moscou a déjà utilisé l’Orechnik à deux reprises depuis le début de son invasion en février 2022, mais sans ogives nucléaires.
Le président russe Vladimir Poutine avait promis une réponse militaire après une frappe de drones ukrainiens sur des bâtiments éducatifs à Starobilsk, dans la région de Louhansk, qui a fait au moins 18 morts et plus de 40 blessés. Kiev a démenti avoir ciblé des civils, affirmant avoir frappé une unité russe de drones.
Avec AFP et Reuters