EXPLORATION. La construction du drone hélicoptère Dragonfly a officiellement débuté au centre Johns-Hopkins de la NASA, situé dans le Maryland, aux États-Unis. De la taille d’une voiture, cet engin est prévu pour être lancé à l’été 2028, entamant un voyage de six ans vers Titan, la plus grande lune de Saturne.
Propulsion nucléaire
Équipé d’une propulsion nucléaire, Dragonfly explorera divers sites sur Titan pour étudier sa chimie, sa géologie et son atmosphère. L’objectif est de mieux comprendre les origines chimiques de la vie.
OCEAN. Une étude de 2025 remet en question l’existence d’un vaste océan liquide sous la surface de Titan. En analysant les données de la sonde Cassini, des chercheurs de la NASA ont constaté que les déformations de Titan, causées par l’attraction gravitationnelle de Saturne, présentent un retard d’environ 15 heures. Ce décalage semble incompatible avec la présence d’un océan global d’eau liquide, mais cohérent avec une couche interne de glace chaude partiellement fondue. Publiés dans la revue Nature, ces travaux suggèrent que Titan pourrait abriter d’immenses poches d’eau enfouies entre 170 et 550 kilomètres de profondeur. Selon les chercheurs, ces réservoirs pourraient offrir des conditions favorables à l’émergence de la vie, en concentrant nutriments et sources d’énergie. Ces résultats pourraient également orienter la future mission Dragonfly de la NASA.
Source : Sciences et Avenir.








