La gauche belge contre le réarmement
Le retour du militarisme en Europe, accentué par la guerre en Ukraine, suscite des débats intenses en Belgique, notamment parmi les partis de gauche. Ces derniers s’opposent fermement à l’augmentation des dépenses militaires, qu’ils jugent non seulement excessives, mais aussi contraires aux besoins sociaux urgents.
Contexte factuel
La guerre en Ukraine a déjà causé des centaines de milliers de morts et a déplacé des millions de personnes, exacerbant les tensions géopolitiques. Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a récemment déclaré que l’Ukraine devait continuer de recevoir des armes pour se présenter en position de force lors des négociations. Cette approche, selon les critiques, entretient une illusion dangereuse selon laquelle plus d’armement mènerait à la paix.
Données ou statistiques
Le nouveau gouvernement belge prévoit de réduire les budgets des pensions et de l’assurance-chômage de près de 5 milliards d’euros par an d’ici à 2029, tout en envisageant une augmentation d’au moins 4 milliards d’euros des crédits militaires. Le plan de financement ReArm Europe de la Commission européenne prévoit également jusqu’à 800 milliards d’euros pour renforcer les dépenses militaires, ce qui soulève des inquiétudes quant à l’impact sur les services publics.
Conséquence directe
Cette militarisation croissante pourrait détourner des fonds cruciaux des secteurs social et sanitaire, aggravant les inégalités et les besoins sociaux en Belgique et au-delà.
Source : Le Monde diplomatique, mai 2025.











