Kericho : Quand la fosse commune devient un cimetière de secrets d’État
33 corps, dont 25 enfants, exhumés d’une fosse commune au Kenya. Une découverte qui soulève plus de questions qu’elle n’apporte de réponses.
Au Kenya, la vallée du Rift vient de se transformer en un véritable théâtre de l’absurde. Les mots du quotidien The Standard résonnent comme un cri du cœur : « Une découverte épouvantable. » Après avoir été informée de la présence de 14 corps enterrés clandestinement, la police a exhumé 33 corps, dont ceux de 25 enfants, le 24 mars. Une macabre surprise qui rappelle étrangement le massacre de Shakahola, où plus de 400 corps avaient été retrouvés en 2023, victimes d’une secte prêchant le jeûne pour « rencontrer Jésus ». Mais ici, l’absurde semble atteindre de nouveaux sommets.
Ce qui se passe réellement
Tout commence le 21 mars, lorsque plusieurs jeunes hommes se présentent au commissariat de Kericho. Selon le Daily Nation, ils affirment avoir touché 1 000 shillings (environ 6,50 euros) pour enterrer des corps, deux jours plus tôt, dans la nuit. « Il n’y avait pas de famille, pas de prêtre, pas de proches endeuillés. Juste des masques, un véhicule avec des plaques d’immatriculation gouvernementales et du cash en échange du silence », raconte le journal. L’église propriétaire du cimetière et les autorités locales, quant à elles, semblent découvrir l’existence de ce cimetière secret, comme si elles n’avaient jamais eu vent de ces pratiques.
Pourquoi cela dérange
Cette situation soulève des incohérences criantes. Comment une telle opération peut-elle se dérouler sans que personne ne s’en aperçoive ? Les autorités locales, promptes à réagir face à des manifestations pacifiques, semblent ici totalement démunies. La question se pose : qui surveille vraiment les tombes ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont alarmantes. Ce n’est pas seulement une affaire de corps enterrés, mais un reflet d’une société où l’impunité règne. Les jeunes hommes, payés pour enterrer des corps, sont-ils les véritables coupables ou simplement des pions dans un jeu bien plus vaste ?
Lecture satirique
Ironiquement, les discours politiques sur la sécurité et la moralité s’effondrent face à cette réalité. Les promesses de transparence et de justice semblent aussi vides que les tombes de Kericho. Pendant que les politiciens prêchent la vertu, la réalité est que des corps sont échangés contre du silence, le tout sous le regard complice d’un État qui préfère fermer les yeux.
Effet miroir international
Ce scénario n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires observées ailleurs dans le monde. Que ce soit aux États-Unis, où la séparation des pouvoirs est souvent mise à mal, ou en Russie, où la dissidence est étouffée, le Kenya semble suivre une tendance inquiétante. Les corps cachés ici sont le symbole d’une vérité que beaucoup préfèrent ignorer.
À quoi s’attendre
Les tendances actuelles laissent présager une intensification de la répression. Si les autorités ne prennent pas conscience de l’ampleur de la situation, d’autres fosses communes pourraient bientôt voir le jour, tout en restant cachées sous le tapis de l’indifférence.
Sources
Source : www.courrierinternational.com

