Israël : La peine de mort pour les Palestiniens, un pas de danse macabre vers l'absurde

Cédric Balcon-Hermand
04.04.2026

Israël : La peine de mort pour les Palestiniens, un pas de danse macabre vers l’absurde

La loi adoptée en Israël, instaurant la peine de mort pour les « terroristes », ne fait pas que choquer : elle révèle l’absurdité d’un système judiciaire à deux vitesses.

INTRODUCTION : Ce mardi 31 mars, les dirigeants israéliens ont franchi un nouveau cap dans la provocation en adoptant une loi instaurant « la peine de mort pour les terroristes ». Un texte qui, comme un costume taillé sur mesure, ne s’applique qu’aux Palestiniens reconnus coupables d’attaques anti-israéliennes. Voilà une belle manière de prouver que la justice a ses préférences !

Ce qui se passe réellement

La décision de trop ? Les réactions officielles ne se sont pas fait attendre. L’Union européenne déplore « un net recul », tandis que la France, l’Italie, l’Allemagne et la Grande-Bretagne s’inquiètent d’un projet qui pourrait « remettre en cause les engagements d’Israël en matière de principes démocratiques ». Mais ces inquiétudes ne semblent pas émouvoir les dirigeants israéliens, qui continuent de danser sur le fil du rasoir, entre légalité et illégalité.

Dans l’Hexagone, les voix critiques, souvent à gauche, dénoncent sans surprise une « loi raciste ». Mais ce qui est encore plus révélateur, c’est que même ceux qui soutiennent habituellement l’État hébreu, presque de manière inconditionnelle depuis le 7 octobre 2023, expriment leur courroux. Comme quoi, même les plus fervents supporters peuvent avoir des limites !

« Une démocratie se mesure à sa capacité de juger sans tuer »

Caroline Yadan, députée macroniste des Français de l’étranger, s’est même fendue d’un appel à renoncer à cette loi. Elle déclare que « la peine de mort n’est pas une justice. Elle est un aveu d’impuissance ». Voilà qui fait écho aux mots de Robert Badinter, l’homme qui a aboli la peine capitale en France. Qui aurait cru que la défense des droits de l’homme viendrait d’une députée qui a récemment proposé de criminaliser les critiques de l’État israélien ? Ironie du sort, n’est-ce pas ?

« Une démocratie se mesure à sa capacité de juger sans tuer », plaide Yadan, rejoignant ainsi plusieurs figures médiatiques et l’ensemble des forces de gauche. Ils insistent sur le caractère discriminatoire d’un tel projet, mais à ce stade, qui peut encore être surpris ?

La gauche dénonce une « loi raciste »

Éric Coquerel, député de La France insoumise, a qualifié cette loi de « peine capitale raciste », soulignant que pour des infractions similaires, les Palestiniens risqueront leur vie, tandis que les Israéliens, eux, iront en prison. Un apartheid judiciaire, comme l’a si bien dit son collègue Paul Vannier. Même le Parti socialiste, habituellement plus timide, s’est joint à la danse, avec Olivier Faure qui déclare que cette loi n’est une surprise que pour ceux qui ont fermé les yeux sur les atrocités commises à Gaza.

Et que dire de Jérôme Guedj, député de l’Essonne, qui s’est dit « révulsé » par cette décision honteuse du Parlement israélien ? Un vrai concert de désapprobation, mais à qui la faute ?

Pourquoi cela dérange

Cette loi ne fait pas que déranger, elle met en lumière les incohérences d’un système qui prétend défendre des valeurs démocratiques tout en appliquant des peines de mort à des individus en fonction de leur origine. Une belle illustration de l’absurde, où la justice devient un outil de répression plutôt qu’un moyen de rétablir l’équilibre.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette loi sont claires : elle renforce la division et la haine, tout en alimentant un cycle de violence qui semble sans fin. Les Palestiniens, déjà marginalisés, se voient maintenant menacés par une législation qui les criminalise davantage. Une belle manière de construire la paix, n’est-ce pas ?

Lecture satirique

Le discours politique israélien, qui se veut protecteur et démocratique, se heurte ici à une réalité cruelle. La promesse d’une justice équitable se transforme en une farce tragique, où la peine de mort devient la solution à des problèmes complexes. Qui aurait cru que la démocratie israélienne se résumait à un simple coup de théâtre ?

Effet miroir international

Cette dérive ne se limite pas à Israël. On peut voir des échos de cette logique dans d’autres régimes autoritaires, que ce soit aux États-Unis ou en Russie, où la justice est souvent utilisée comme un instrument de pouvoir. Une belle ironie, quand on considère que ces pays se présentent comme des bastions de la démocratie.

À quoi s’attendre

Si cette tendance se poursuit, nous pouvons nous attendre à une intensification des tensions au Moyen-Orient. Les voix critiques, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur d’Israël, risquent de se faire de plus en plus fortes. Mais qui sait, peut-être que la logique de la peur finira par s’effondrer sous le poids de ses propres contradictions.

Sources

Source : www.huffingtonpost.fr

Visuel — Source : www.huffingtonpost.fr
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