Iran : Exécutions en série, quand la contestation devient un crime
Deux hommes exécutés pour avoir osé contester le régime, tandis que les véritables coupables semblent toujours en liberté. Ironie du sort ?
Dimanche dernier, l’Iran a fait parler de lui, mais pas pour ses délicieuses pistaches. Non, cette fois, c’est pour avoir pendu deux hommes, Mohammad-Amin Biglari et Shahin Vahedparast, accusés d’avoir agi pour le compte d’Israël et des États-Unis lors des manifestations antigouvernementales. Un petit rappel : ces manifestations avaient éclaté en raison de la hausse du coût de la vie. Mais, bien sûr, dans l’esprit du régime, la hausse des prix est moins préoccupante que les complots étrangers.
Ce qui se passe réellement
Les autorités iraniennes, dans un élan de transparence, ont annoncé que les deux hommes avaient été pendus après un « réexamen » de leur affaire, validé par la Cour suprême. On se demande si ce réexamen a inclus une analyse des véritables causes des manifestations ou s’il s’est limité à une simple recherche de boucs émissaires. Les manifestations, qui ont atteint leur paroxysme en janvier, ont été qualifiées par le pouvoir de « émeutes fomentées par l’étranger ». Étrange, n’est-ce pas, que le régime préfère accuser des agents étrangers plutôt que de s’attaquer aux véritables problèmes économiques ?
Pourquoi cela dérange
La logique du régime est aussi tordue qu’un chemin de montagne : plus les gens souffrent, plus il faut les faire taire. Avec plus de 3000 morts reconnus par le pouvoir, et des ONG comme HRANA qui parlent de 7000 victimes, on pourrait penser que le régime aurait d’autres priorités que de pendre des manifestants. Mais non, pour eux, la priorité est de montrer qui est le patron, même si cela implique de faire couler le sang de ceux qui osent demander des comptes.
Ce que cela implique concrètement
Ces exécutions ne sont pas seulement des actes de répression ; elles envoient un message clair : contester le régime, c’est risquer sa vie. Cela crée un climat de peur, où les citoyens hésitent à s’exprimer, de peur de finir pendus à un croc de boucher. Mais la question demeure : qui sont réellement les terroristes ici ?
Lecture satirique
Le régime iranien, dans sa grande sagesse, a décidé que la meilleure façon de gérer la colère populaire était de sortir la corde. C’est un peu comme si un chef cuisinier, face à des critiques sur son plat, décidait de faire disparaître les critiques plutôt que d’améliorer sa recette. Ironiquement, alors qu’ils prétendent défendre la patrie contre des ennemis extérieurs, ils semblent oublier que le véritable ennemi est souvent à l’intérieur.
Effet miroir international
En regardant au-delà des frontières, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec d’autres régimes autoritaires, comme ceux des États-Unis ou de la Russie, qui, eux aussi, ont un talent particulier pour désigner des ennemis extérieurs tout en muselant leurs propres citoyens. La stratégie est la même : diviser pour mieux régner, et faire de la peur un outil de contrôle.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, on peut s’attendre à une intensification des répressions. Les exécutions pourraient devenir la norme, et les manifestations, un lointain souvenir. Les citoyens devront choisir entre se taire ou risquer leur vie, un choix que peu de gens devraient avoir à faire.

