Huit procédures pour « terrorisme d’État » : la France en pleine chasse aux sorcières

Cédric Balcon-Hermand
04.04.2026

Huit procédures pour « terrorisme d’État » : la France en pleine chasse aux sorcières

Huit enquêtes pour « terrorisme d’État » sont en cours, ciblant l’Iran, la Russie et l’Algérie. Une belle brochette d’ennemis, mais à quel prix pour la liberté ?

INTRODUCTION : La France, terre des droits de l’homme, se retrouve à jongler avec le concept de « terrorisme d’État ». Le procureur national antiterroriste, Olivier Christen, nous dévoile un tableau inquiétant : trois procédures contre l’Iran, cinq autres contre la Russie et l’Algérie. Tout cela, alors que la tentative d’attentat contre Bank of America à Paris vient d’être déjouée. Ironie du sort, n’est-ce pas ?

Ce qui se passe réellement

Olivier Christen a révélé que ces enquêtes visent principalement des opposants sur le sol français, plutôt que la population en général. À l’exception de l’Iran, qui, selon lui, aurait des visées sur une partie de la communauté française, notamment la communauté israélite. Voilà un bel exemple de la manière dont l’État peut désigner des cibles, tout en se drapant dans le manteau de la protection.

Pourquoi cela dérange

Ces procédures soulèvent des questions cruciales : à quel point l’État peut-il s’immiscer dans les affaires de ses citoyens sous prétexte de sécurité ? En désignant des ennemis extérieurs, ne risque-t-on pas de créer un climat de suspicion et de division ? Le procureur semble ignorer que la peur peut être un puissant moteur de contrôle social.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont déjà visibles : des mineurs recrutés via les réseaux sociaux pour des actes terroristes, comme l’explosif « à peu près de la taille d’un avant-bras ». Cela fait froid dans le dos. La jeunesse, manipulée, devient un outil dans un jeu géopolitique qui la dépasse largement.

Lecture satirique

Il est fascinant de voir comment l’État, tout en prônant la sécurité, semble oublier les libertés individuelles. La promesse de protection se transforme en surveillance accrue. Ironiquement, alors que l’on parle de « terrorisme d’État », on pourrait presque se demander si l’État lui-même ne devient pas un acteur du terrorisme, en instillant la peur parmi ses citoyens.

Effet miroir international

En observant les politiques autoritaires à l’étranger, comme celles des États-Unis ou de la Russie, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle. La France, autrefois phare des droits de l’homme, semble emprunter des chemins sinueux, où la sécurité prime sur la liberté. Une dérive qui rappelle les pires heures de l’histoire.

À quoi s’attendre

Si cette tendance se poursuit, il est à craindre que la France ne devienne un laboratoire de mesures sécuritaires, où les droits individuels seront sacrifiés sur l’autel de la peur. Une projection inquiétante qui mérite réflexion.

Sources

Source : www.valeursactuelles.com

Visuel — Source : www.valeursactuelles.com
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