Gaz, promesses et illusions : Meloni à la recherche de l’énergie perdue
La présidente du Conseil italien, Georgia Meloni, s’est récemment rendue en Algérie pour discuter de l’approvisionnement en gaz. Mais entre promesses et réalité, l’optimisme semble un peu forcé.
Mercredi 25 mars, Georgia Meloni a fait une visite officielle en Algérie, où elle a rencontré le président Abdelmadjid Tebboune. Ce dernier, dans un élan de diplomatie, a assuré que l’Algérie était un partenaire stratégique et fiable pour l’Italie et l’Europe en matière d’énergie. Une déclaration qui, à première vue, pourrait faire penser à un accord en béton, mais qui, à y regarder de plus près, ressemble davantage à un château de sable.
Ce qui se passe réellement
Lors de cette rencontre, Tebboune a souligné la volonté de l’Algérie de respecter ses engagements énergétiques, tout en évoquant un « partenariat multidimensionnel » qui engloberait des domaines aussi variés que les technologies de pointe et la sécurité alimentaire. Mais, comme le souligne le site Twala, les projets de coopération, notamment ceux concernant les gisements offshore, s’inscrivent dans un temps long. En d’autres termes, l’Algérie a des capacités de production et d’exportation « limitées ».
Meloni, quant à elle, a mis en avant une « solide » coopération entre ENI, la principale société d’énergie italienne, et Sonatrach, l’entreprise pétrolière algérienne. Mais, encore une fois, la réalité est moins reluisante : l’Algérie ne pourra pas remplacer les volumes de gaz russes ou qataris à court terme. Une belle promesse, mais qui ne tient pas face à la réalité des chiffres.
Pourquoi cela dérange
La visite de Meloni met en lumière une incohérence flagrante : alors qu’elle prône une « solidarité énergétique » avec l’Algérie, le pays peine à répondre aux besoins immédiats de l’Italie. En effet, l’Algérie pourrait fournir environ 30 % du gaz naturel consommé en Italie d’ici 2024, mais cela ne suffit pas à masquer le fait qu’elle ne peut pas combler le vide laissé par la Russie.
Ce que cela implique concrètement
Cette situation soulève des questions sur la dépendance énergétique de l’Italie et sur la crédibilité de ses engagements envers ses partenaires. La promesse d’un approvisionnement sécurisé semble davantage être un vœu pieux qu’une réalité tangible.
Lecture satirique
Il est presque comique de voir Meloni, en quête d’un « hub énergétique euroméditerranéen », se heurter à la dure réalité des capacités algériennes. On pourrait presque imaginer un sketch où la présidente italienne, armée de bonnes intentions, se retrouve face à un mur de promesses non tenues. « Ne vous inquiétez pas, nous avons du gaz ! », dit Tebboune, tandis que Meloni, perplexe, se demande où il est caché.
Effet miroir international
Cette situation fait écho à d’autres dérives autoritaires à l’échelle mondiale, où les discours politiques sont souvent déconnectés de la réalité. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les promesses de sécurité et de prospérité sont souvent suivies de désillusions. Meloni, en cherchant des solutions à court terme, semble ignorer les leçons du passé.
À quoi s’attendre
À l’avenir, il est probable que l’Italie devra naviguer dans des eaux troubles, jonglant entre des promesses non tenues et des réalités économiques difficiles. La quête de l’énergie pourrait bien se transformer en une danse macabre entre les intérêts politiques et les besoins réels des citoyens.
Sources
Source : www.courrierinternational.com

