Éthiopie : La Russie s’invite dans le nucléaire, mais à quel prix ?
Nikolay Spassky de Rosatom a débarqué à Addis-Abeba avec des promesses d’énergie nucléaire, mais derrière le vernis, que cache cette alliance ?
Le 31 mars, Nikolay Spassky, un haut responsable de Rosatom, a été accueilli par le gouvernement éthiopien pour discuter de la construction de la première centrale nucléaire d’Éthiopie. Une initiative qui, selon les dires, est passée « du stade d’intention à des plans concrets » depuis la rencontre entre Abiy Ahmed et Vladimir Poutine en septembre dernier. Mais qui peut vraiment croire que ce projet, entièrement financé par la Russie, sera un succès retentissant ?
Ce qui se passe réellement
Le projet de centrale nucléaire, qui pourrait atteindre 2 400 MW grâce à deux réacteurs VVER-1200, est le fruit d’un accord signé en 2017, jetant les bases d’une collaboration entre Moscou et Addis-Abeba. Les Éthiopiens, en quête de développement, semblent prêts à parier sur une technologie qui a fait ses preuves… dans les catastrophes.
Pourquoi cela dérange
La question qui se pose est : pourquoi l’Éthiopie, un pays qui lutte encore pour fournir de l’électricité à une grande partie de sa population, se lance-t-elle dans une telle aventure ? Les promesses de prospérité énergétique semblent s’éloigner face à la réalité des besoins immédiats. Qui va vraiment bénéficier de cette centrale ? Les citoyens éthiopiens ou les intérêts russes ?
Ce que cela implique concrètement
Si ce projet se concrétise, il pourrait transformer le paysage énergétique éthiopien. Mais à quel coût ? Les enjeux de sécurité, de gestion des déchets nucléaires et de dépendance énergétique à un pays dont les intentions sont souvent obscures soulèvent des inquiétudes légitimes.
Lecture satirique
Ah, l’ironie ! Pendant que les États-Unis et l’Europe s’inquiètent des ambitions nucléaires de la Russie, voilà qu’Addis-Abeba s’engage dans une danse avec le diable. Les discours politiques sur la souveraineté énergétique semblent s’effacer devant les promesses d’un avenir radieux, tandis que la réalité des infrastructures éthiopiennes reste dans l’ombre.
Effet miroir international
Cette situation rappelle les dérives autoritaires où des gouvernements, en quête de légitimité, s’allient avec des puissances étrangères pour des projets grandioses, souvent au détriment de leur propre population. La Russie, avec son passé nucléaire tumultueux, n’est pas le partenaire idéal pour un pays en développement.
À quoi s’attendre
Si les tendances actuelles se poursuivent, l’Éthiopie pourrait se retrouver à jongler avec des promesses non tenues et des réalités amères. La route vers une indépendance énergétique pourrait bien se transformer en un chemin semé d’embûches, où les Éthiopiens devront naviguer entre les promesses de Poutine et les réalités de leur quotidien.
Sources
Source : www.courrierinternational.com

