« Et toi, comment ça va ? » : La guerre au Liban, une question qui résonne

Cédric Balcon-Hermand
04.04.2026

« Et toi, comment ça va ? » : La guerre au Liban, une question qui résonne

Dans un monde où les bombardements sont le quotidien, la question innocente d’un ami prend une toute autre dimension. La guerre au Liban, encore une fois, fait écho à des promesses non tenues.

Dans leur roman graphique, Charles Berberian et Michèle Standjofski nous plongent dans la correspondance dessinée entre Beyrouth et Paris, révélant la violence de la guerre au Liban à l’automne 2024. Un titre simple, « Et toi, comment ça va ? », qui, sous les bombardements, devient une interrogation tragique. Les deux artistes, déjà éprouvés par la pandémie de Covid-19 et l’explosion du port de Beyrouth, utilisent le dessin comme un outil de réconfort et de prise de recul face à l’absurde.

Ce qui se passe réellement

Le roman graphique croise deux regards sensibles sur la guerre, offrant une dimension cathartique et explicative. Les angoisses et indignations se mêlent à un soupçon de rêve et d’humour, comme pour mieux appréhender l’absurdité du chaos ambiant. L’album, qui sort le 4 mars 2026, coïncide avec une nouvelle escalade des violences, l’armée israélienne intensifiant ses bombardements en réponse aux tirs du Hezbollah. Le Liban, ce pays du Cèdre, se retrouve à nouveau plongé dans la tourmente.

Pourquoi cela dérange

La question « Comment ça va ? » devient presque sarcastique dans un contexte où les promesses de paix se heurtent à la réalité des conflits. Les discours politiques, souvent déconnectés des réalités du terrain, semblent se perdre dans des promesses creuses. La guerre, loin d’être un souvenir, est une réalité persistante, et les artistes, par leur travail, mettent en lumière cette dissonance.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette violence sont palpables : destruction, souffrance, et un cycle sans fin de représailles. Les artistes, à travers leur œuvre, tentent de donner un sens à cette absurdité, mais la réalité reste implacable. La guerre n’est pas une abstraction ; elle touche des vies, des familles, et laisse des cicatrices indélébiles.

Lecture satirique

Le discours politique, souvent empreint d’optimisme, contraste avec la réalité vécue par ceux qui subissent les conséquences des décisions prises à des milliers de kilomètres. Les promesses de paix se heurtent à la brutalité des bombardements, et l’ironie de la situation ne fait que souligner l’écart entre les mots et les actes. Les dirigeants, en quête de légitimité, semblent parfois plus préoccupés par leur image que par le sort des populations qu’ils prétendent protéger.

Effet miroir international

Cette situation au Liban n’est pas sans rappeler d’autres contextes internationaux où les discours autoritaires et ultraconservateurs se heurtent à la réalité des droits humains. Les politiques menées par certains États, qu’ils soient en Europe ou ailleurs, montrent une tendance inquiétante à ignorer les souffrances des populations au profit d’intérêts géopolitiques. Une dérive qui, à l’instar de la guerre au Liban, laisse des traces indélébiles.

À quoi s’attendre

Les tendances actuelles laissent présager une intensification des conflits, avec des conséquences dramatiques pour les populations civiles. La guerre, loin d’être une parenthèse, semble être devenue une constante dans le paysage libanais. Les artistes, en témoins de cette réalité, continuent de faire entendre leur voix, mais jusqu’à quand ?

Sources

Source : www.rfi.fr

Visuel — Source : www.rfi.fr
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