Comment élever tout un pays : l’Afrique du Sud, ce pays sans pères
La destruction systématique de la cellule familiale noire durant l’apartheid continue de hanter l’Afrique du Sud. En effet, près de deux enfants sur trois grandissent sans père biologique, selon un reportage de la “Süddeutsche Zeitung” qui met en lumière les efforts des hommes sud-africains pour devenir de meilleurs parents.
À Khayelitsha, une banlieue sensible du Cap, Victor Pike, responsable de l’association “Unchain our Township” (“Libérons notre township”), s’adresse à une trentaine d’hommes en cure de désintoxication. Ces hommes, souvent marqués par des erreurs passées, telles que l’alcoolisme ou la drogue, ont abandonné leur famille ou perdu le contrôle de leur vie. Cependant, leur présence dans ce programme témoigne d’une volonté de changement et d’un premier pas vers la guérison.
Victor Pike les encourage, déclarant : “Je veux que vous soyez de meilleurs hommes en sortant de ce programme. De meilleurs maris. Et surtout, de meilleurs pères.” Un souhait qui pourrait constituer une avancée significative pour ces hommes et, par extension, pour l’Afrique du Sud, qui a un besoin urgent de figures paternelles positives.
L’absence de pères dans de nombreuses familles sud-africaines est une tragédie qui reflète un fossé socio-économique profond, exacerbé par des décennies d’apartheid.
Pour l’Afrique du Sud, un changement dans la dynamique familiale pourrait avoir des répercussions positives sur la société dans son ensemble.
Source : Süddeutsche Zeitung











