Iran et États-Unis : avancées dans les négociations de paix
L’Iran et les États-Unis ont annoncé, samedi, une percée dans leurs négociations, après plusieurs semaines de tensions et de tractations diplomatiques. Toutefois, les deux parties restent prudentes quant aux chances de mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient.
Le président américain Donald Trump a déclaré que la conclusion d’un accord « se rapproche grandement », évaluant à « 50-50 » les probabilités d’un « bon » accord ou d’une reprise des hostilités. Il a précisé qu’un accord était « largement négocié », mais qu’il restait « sous réserve d’être finalisé » entre les deux pays et d’autres acteurs de la région.
Le projet d’accord inclut la réouverture du détroit d’Ormuz, selon un message publié sur la plateforme Truth Social, après des discussions téléphoniques avec plusieurs dirigeants d’États du Golfe. De son côté, Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a évoqué une « tendance au rapprochement » des positions américaines après plusieurs semaines de pourparlers bilatéraux.
Contexte et enjeux
Le ministre iranien a également indiqué que son pays était en « phase de finalisation » d’un protocole d’accord, tout en précisant que cela ne garantissait pas un consensus sur les questions essentielles. Le dossier nucléaire ne fait pas partie des discussions actuelles, contrairement à la levée du blocus naval des États-Unis et à la question du détroit d’Ormuz, bloqué par l’Iran depuis le début des hostilités le 28 février.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a souligné qu’il y avait « une chance » que l’Iran accepte un accord visant à mettre fin à la guerre dès samedi. Selon CBS News, la dernière proposition inclurait la réouverture du détroit d’Ormuz, le dégel de certains actifs iraniens dans des banques à l’étranger, ainsi qu’une prolongation des négociations pour 30 jours supplémentaires.
Conséquences sur le terrain
Malgré ces avancées, la situation demeure tendue. Le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti que son pays répondrait « écrasamment » si les États-Unis reprenaient leur offensive contre l’Iran, en réponse à des informations sur de possibles frappes américaines.
Depuis le début de la guerre, qui a causé des milliers de morts et perturbé l’économie mondiale, un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril entre l’Iran et les États-Unis. Alors que le conflit continue d’affecter la région, les populations expriment une lassitude face à l’incertitude persistante.
Source : France24











