Anvers : La ministre de la Justice sort son joker contre le trafic de drogue

Cédric Balcon-Hermand
04.04.2026

Anvers : La ministre de la Justice sort son joker contre le trafic de drogue

Annelies Verlinden annonce un parquet portuaire en 2027 pour contrer la criminalité organisée. Une promesse qui fait sourire, tant la situation semble déjà hors de contrôle.

Vendredi soir, la ministre de la Justice, Annelies Verlinden, a décidé de jouer sa dernière carte en annonçant la création d’un parquet portuaire à Anvers, censé lutter contre le trafic de drogue. Une initiative applaudie en Conseil des ministres, mais qui laisse perplexe quant à son efficacité face à une réalité déjà bien installée.

Ce qui se passe réellement

Le port d’Anvers, véritable plaque tournante pour les réseaux criminels, est depuis longtemps une « cible de choix » pour le trafic de drogue. En 2025, les tribunaux belges ont traité 80 affaires liées à ce fléau, entraînant 242 condamnations et un total de 918 ans de peines d’emprisonnement. En parallèle, la douane a saisi 55 tonnes de cocaïne et 20 tonnes de cannabis. Un bilan qui fait réfléchir, surtout quand on sait que la création de ce parquet ne sera effective qu’en 2027.

Pourquoi cela dérange

La promesse d’un parquet portuaire soulève des questions. Pourquoi attendre 2027 pour une mesure jugée « absolument nécessaire » ? Les conséquences du trafic de drogue ne se limitent pas aux frontières du port. Elles touchent la santé publique, la sécurité et l’économie locale. La création d’une nouvelle autorité judiciaire semble plus être une réponse politique qu’une solution concrète.

Ce que cela implique concrètement

Les effets de cette initiative sont déjà visibles : le marché de la drogue continue d’exploser, et les communautés locales en subissent les conséquences. La promesse d’un renforcement des tribunaux semble, pour l’instant, être un vœu pieux face à l’ampleur du problème.

Lecture satirique

Il est fascinant de voir comment les discours politiques se transforment en promesses vides. Annelies Verlinden, en annonçant ce parquet, semble vouloir faire croire qu’une simple structure administrative suffira à endiguer un fléau qui a déjà pris des proportions alarmantes. C’est un peu comme si l’on pensait qu’un panneau « Interdit de fumer » suffirait à résoudre la crise du tabagisme.

Effet miroir international

Cette situation rappelle les discours des dirigeants autoritaires qui promettent monts et merveilles tout en laissant la réalité s’enliser. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les promesses de réformes sont souvent déconnectées des véritables enjeux. Anvers n’est pas à l’abri de cette dérive.

À quoi s’attendre

Si les tendances actuelles se poursuivent, il est à craindre que le parquet portuaire ne soit qu’un symbole de l’inaction politique. Les réseaux criminels, eux, ne semblent pas prêts à ralentir leur activité.

Sources

Source : www.lalibre.be

Visuel — Source : www.lalibre.be
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