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« Le gouvernement aurait dû faire sonner les sirènes » : en Lituanie, on tire les leçons d’une alerte au drone inédite

Vilnius a été secouée mercredi par une alerte au drone, entraînant la mise en sécurité des dirigeants, un événement sans précédent dans la capitale lituanienne. Cependant, plusieurs habitants témoignent de la difficulté à se mettre à l’abri, tandis que d’autres n’ont tout simplement pas reçu l’alerte.

Avec la guerre en Ukraine, les intrusions de drones se multiplient dans les pays baltes. Des drones ukrainiens, après avoir été brouillés par l’armée russe, peuvent s’écraser au hasard ou être dirigés vers des cibles précises. La capitale de la Lituanie a dû envoyer la population aux abris, ainsi que le président, la Première ministre et les députés, suite à une alerte au drone en provenance du Bélarus. Les transports ont été paralysés.

L’alerte, qui n’aura duré qu’une quarantaine de minutes, a marqué un tournant. Les habitants ont été prévenus par une alerte sur leur téléphone portable. Aucherina, 28 ans, raconte : « On a voulu se rendre dans l’abri le plus proche et il était fermé. Il n’y avait personne dans la rue, tout le monde était au travail. Alors on a essayé le sous-sol, mais on n’avait pas les clés non plus, on n’a pas pu entrer. »

Cet incident a mis en lumière les lacunes face à la menace des drones. Vilnius, avec ses 600 000 habitants, est située à environ 30 kilomètres de la frontière biélorusse. Comment détecter rapidement une menace et informer la population ? Le drone a rapidement disparu des radars. Simona, 22 ans, n’a pas reçu l’alerte car son smartphone était sur silencieux. Elle souligne : « Le gouvernement aurait dû aussi faire sonner les sirènes à l’extérieur, mais il ne l’a pas fait. »

Elle ajoute : « Ils ont choisi d’alerter par téléphone, mais il y a beaucoup de personnes âgées en Lituanie et certaines n’ont pas de smartphone ! »

Jeudi matin, un comité national de sécurité et de défense se réunira à Vilnius, au sein du Parlement. Les autorités insistent sur le fait qu’il n’est pas question d’alimenter la propagande du Kremlin, qui cherche à affaiblir la confiance des Baltes envers leurs institutions.

Source : Franceinfo

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