À bord de l’Orient Express Corinthian : le pari de l’ultraluxe français du groupe Accor
Le 29 avril, l’Orient Express Corinthian, le plus grand voilier du monde, a été baptisé à Saint-Nazaire. Ce géant des mers, mesurant 220 mètres de long, est sur le point de redéfinir les standards de l’hôtellerie mondiale. Amarré aux chantiers de l’Atlantique, où les derniers détails sont finalisés, le voilier se distingue par son élégance.
Sa silhouette bleu nuit, s’étirant sur 220 mètres de long et 25 mètres de large, attire tous les regards. Le sommet du navire est marqué par trois mâts culminant à 100 mètres, chacun portant une voile de 1 500 mètres carrés.
Fruit de quatre années de développement, le navire vise à transposer le mythe du célèbre train Orient Express sur les eaux. Cette ambition est portée par Sébastien Bazin, président-directeur général du groupe Accor, qui a confié la réalisation à l’architecte Maxime d’Angeac, également responsable de la rénovation du train emblématique.
L’excellence à la française selon Maxime d’Angeac
Lors d’une visite guidée, l’architecte a évoqué le défi de dissimuler les aspects techniques du navire derrière une décoration raffinée. Le lobby majestueux, avec ses boiseries et son marbre, donne le ton dès l’entrée.
Le navire cache également un spa Guerlain de 500 mètres carrés, un barbier, un speakeasy et un fumoir. Cinq restaurants, tous dirigés par le chef multi-étoilé Yannick Alléno, ajoutent à l’expérience culinaire.
Au dernier étage, les suites les plus luxueuses, dont la « Agatha Christie », se distinguent par leur design moderne et leur vue panoramique.
La légende de l’Orient Express sur les flots
Bien qu’il soit le plus grand voilier du monde, le Corinthian ne compte que 54 suites, avec une capacité maximale de 130 passagers et plus de 150 membres du personnel. Cette configuration vise à attirer une clientèle ultraluxe.
Le navire intègre également un théâtre, un cinéma, un studio d’enregistrement et une bibliothèque, offrant ainsi une expérience culturelle riche.
Pour une nuit à bord, le tarif commence à 10 000 euros, tandis que la privatisation complète du navire est proposée à 700 000 euros.
Source : Le Point











