Bataille mondiale pour l’énergie
En février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé une offensive aérienne contre l’Iran, déclenchant ainsi une crise énergétique mondiale. Cette action a non seulement visé les infrastructures militaires iraniennes, mais a également provoqué une rupture dans les flux de gaz et de pétrole en provenance du Golfe Persique.
Cette interruption a engendré des pénuries de carburant pour les transports et la production d’électricité dans de nombreux États importateurs, notamment en Asie. Aux Philippines, le président Ferdinand Marcos Jr. a déclaré l’« état d’urgence énergétique » et a imposé une semaine de quatre jours pour les agences gouvernementales. D’autres pays, comme la Corée du Sud, ont fermé des écoles et mis en place un plafonnement des prix de gros des carburants pour apaiser les consommateurs.
Aux États-Unis, bien que le pays soit peu dépendant des importations de pétrole, la hausse des prix à la pompe a eu un impact significatif sur les ménages à faible revenu. La crise a également été exploitée par l’ancien président Donald Trump, qui a encouragé les gouvernements à acheter du pétrole américain, affirmant que le pays avait une abondance de ressources.
Les conséquences de cette crise énergétique sont d’une ampleur telle qu’elles pourraient redéfinir les relations géopolitiques et économiques à long terme, mettant en lumière la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement mondiales en énergie.
Source : Le Monde diplomatique, mai 2026, Michael Klare