Le gouvernement a annoncé un nouveau paquet de mes pour faire face à la crise du carburant, incluant une revalorisation temporaire des indemnités kilométriques pour les agents publics utilisant leur véhicule personnel dans le cadre de leurs missions. Cette augmentation, qui prendra effet du 1er juin au 31 décembre 2026, se traduira par une majoration d’environ 20 centimes par litre de carburant, comme l’a précisé David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics.
Les agents publics concernés sont ceux dont les fonctions nécessitent des déplacements réguliers, notamment les enseignants remplaçants, les accompagnants d’élèves en situation de handicap, et les agents hospitaliers. Selon l’Unsa fonction publique, cette revalorisation des indemnités kilométriques sera de 3,2%.
Libre administration des collectivités
Cependant, les agents territoriaux n’ont pas été explicitement inclus parmi les bénéficiaires de ce dispositif. David Amiel a souligné que la me concerne principalement les agents de l’État et de la fonction publique hospitalière. Néanmoins, les collectivités locales pourront choisir d’aligner leurs barèmes de remboursement sur ceux de l’État.
Les aides de l’État s’étendent également à 600.000 aides à domicile, qui bénéficieront d’une revalorisation de 20 centimes par litre de carburant. De plus, une aide à la location de véhicules électriques sera proposée pour créer une flotte de 30.000 véhicules.
Les premières aides prolongées
Les dispositifs de soutien aux secteurs affectés par la crise, tels que l’aide aux « grands rouleurs », seront reconduits. Cette aide, qui bénéficie à 3 millions d’actifs, sera doublée et étendue jusqu’à fin août 2026. D’autres mes, comme l’augmentation de l’aide pour les petites entreprises du BTP, seront également mises en œuvre.
La prime carburant, accordée par les entreprises à leurs salariés se rendant au travail en voiture, sera simplifiée et portée de 300 à 600 euros.
Facture d’1,2 milliard d’euros
Le coût total des nouvelles aides est estimé à 710 millions d’euros, s’ajoutant aux 470 millions d’euros des dispositifs précédents, soit un total de près d’1,2 milliard d’euros. Ce montant sera financé par des économies, bien que le gouvernement n’ait pas précisé quelles politiques publiques seront affectées.
Le gouvernement a évalué l’impact de la crise à 6 milliards d’euros sur les finances publiques. Des dépenses seront réduites de 4 milliards d’euros dans le budget de l’État et de 2 milliards d’euros dans celui de la sécurité sociale pour éviter une aggravation du déficit.










